* Large majorité à l'AG pour un nouveau mandat de Carlos
Ghosn
* Des propositions pour pérenniser l'alliance en début de
mandat
* Salaire 2018 voté à 87,9%, salaire 2017 à 56,5%
* Renault discute avec les autorités américaines sur l'Iran
(Actualisé avec déclarations sur l'Iran)
par Gilles Guillaume et Laurence Frost
PARIS, 15 juin (Reuters) - Les actionnaires de Renault
RENA.PA ont approuvé vendredi à une courte majorité la
rémunération de 7,4 millions d'euros du PDG Carlos Ghosn au
titre de l'année 2017, évitant de justesse une crise à la tête
du groupe automobile alors que celui-ci explore les moyens de
renforcer ses liens avec son partenaire Nissan 7201.T .
L'assemblée générale, qui a également octroyé à Carlos Ghosn
un nouveau mandat de quatre ans, s'est prononcée à 56,5% en
faveur de son enveloppe de rémunération au titre de l'an
dernier, qui s'ajoute aux 9,2 millions d'euros touchés au titre
de ses fonctions chez Nissan.
Le PDG, dont les éléments de salaire avaient été rejetés par
l'AG en 2016 puis validés l'année suivante, a accepté de réduire
de 30% environ sa rémunération pour 2018 afin de s'assurer le
soutien de l'Etat français à son renouvellement.
Principal actionnaire de Renault avec 15% du capital, l'Etat
avait voté contre la rémunération de 2017 mais a voté pour celle
de 2018.
La rémunération de Carlos Ghosn au titre de l'exercice en
cours a pour sa part été approuvée à une large majorité de
87,89%, tout comme son mandat d'administrateur, renouvelé avec
82,18% de voix pour.
L'homme fort de Renault a promis de mettre à profit ses
quatre années supplémentaires à la tête du groupe pour renforcer
l'alliance avec Nissan et Mitsubishi 7211.T et garantir ainsi
la pérennité de l'édifice une fois qu'il aura pris sa retraite.
"Nous avons déjà bien progressé dans cette réflexion. On
arrivera à converger assez vite", assurait-il dans une interview
au Figaro diffusée à la veille de l'AG. "Mon mandat à venir
durera quatre ans. Mais il faut que ce soit proposé bien avant
la fin du mandat, et même plutôt au début."
RIEN DANS LE DOS DE RENAULT OU NISSAN
Le sujet d'une intégration plus poussée entre Renault et
Nissan reste sensible, en France comme au Japon. Renault possède
43,4% de Nissan, qui détient à son tour 34% de Mitsubishi et 15%
de Renault, mais sans aucun droits de vote dans son partenaire
français.
"Quel que soit le schéma final, il sera agréé par les
conseils de chaque entreprise", ajoutait Carlos Ghosn dans Le
Figaro. "Rien ne se fera dans le dos de l'une ou l'autre, ou
d'un actionnaire ou d'un autre."
Il a d'ores et déjà donné des gages sur l'emploi à l'Etat
français en annonçant jeudi un investissement de plus d'un
milliard d'euros d'ici à 2022 pour développer son offre de
voitures électriques en France.
Intervenant pour la première fois en public depuis
l'annonce, en mai, du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le
nucléaire iranien, Carlos Ghosn a souligné qu'il croyait
toujours au potentiel à long terme d'un pays devenu le huitième
marché de Renault.
"Ce n'est pas la première fois que l'Iran subit les
sanctions, nous n'avons jamais abandonné l'Iran", a-t-il dit.
"Cependant, nous n'allons pas faire cela aux dépens des intérêts
de Renault. Nous veillerons bien à ce que notre présence en Iran
ne nous provoque pas des mesures de rétorsion, directes ou
indirectes, de la part des autorités américaines."
"En fonction de ce dialogue, nous adapterons la voilure en
Iran", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter:
"Nous ne pouvons pas nous permettre de subir des sanctions
(...) nous serons en contact direct avec l'administration
américaine pour être sûr que nous ne mettons pas Renault en
péril en poursuivant, même une présence diminuée, en Iran."
Le groupe PSA PEUP.PA a quant à lui annoncé dès le début
juin avoir commencé à suspendre les activités de ses
coentreprises en Iran.
(Edité par Dominique Rodriguez)
Renault-Ghosn, renouvelé pour 4 ans, sauve son salaire de 2017
information fournie par Reuters 15/06/2018 à 19:29
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