Un panneau indiquant la station de métro Wall Street est visible dans le quartier financier de New York
par Blandine Henault
Wall Street est attendue sur une note prudente mercredi avant la publication très attendue du rapport sur l'emploi américain tandis que la majeure partie des Bourses européennes évoluent dans le rouge, sur fond de craintes persistantes autour de l'essor de l'intelligence artificielle (IA).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,14% pour le Dow Jones, de 0,1% pour le S&P 500 et de 0,15% pour le Nasdaq.
La tendance pourrait évoluer avec la publication à 13h30 GMT, une heure avant l'ouverture de Wall Street, des chiffres sur les créations de postes aux Etats-Unis. Attendue vendredi, la publication a été retardée en raison du récent "shutdown".
Les économistes interrogés par Reuters tablent sur 70.000 créations d'emplois le mois dernier, contre 50.000 en décembre et un taux de chômage stable à 4,4%. Les opérateurs surveilleront également les révisions des chiffres pour l'année jusqu'en mars dernier, qui pourraient montrer que l'économie a créé des centaines de milliers d'emplois de moins que prévu initialement.
Les économistes estiment que les politiques commerciales et anti-immigration de Donald Trump ont affaibli le marché du travail mais écartent pour l'instant un impact de l'IA, même si les investissements massifs réalisés pour le développement de cette technologie sont susceptibles de freiner les dépenses en recrutements.
Les craintes sur l'essor de l'IA pèsent sur les Bourses européennes, notamment sur la technologie et la finance alors que les investisseurs continuent d'évaluer les implications pour les modèles d'affaires de divers secteurs.
À Paris, le CAC 40 recule de 0,09% à 8.320,74 points vers 12h30 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,09% tandis qu'à Londres, le FTSE progresse de 0,77%, soutenu par la hausse des valeurs minières et pétrolières.
L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 0,09%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro se replie de 0,1% et le Stoxx 600 gagne 0,07%.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
Les gestionnaires d'actifs européens, en particulier britanniques, sont rattrapés à leur tour par les inquiétudes concernant l'IA, dans le sillage de leurs concurrents américains la veille.
Le compartiment des services financiers recule de 1,72%, les groupes britanniques St James's Place et Quilter perdant 11,7% et 4,9% respectivement. A Paris, Amundi abandonne 1,6%.
Lanterne rouge du CAC 40, Dassault Systèmes plonge de 19,8%, après des résultats trimestriels et des prévisions pour 2026 largement sous les attentes.
Le compartiment européen de la technologie abandonne dans son ensemble 1,4%.
A l'inverse, ceux des ressources de base et du pétrole et gaz gagnent chacun 2,5%.
ArcelorMittal avance de 4% et TotalEnergies, qui a publié ses résultats trimestriels, prend 2%.
TAUX
Le rendement des obligations américaines à dix ans recule d'un point de base, à 4,1348%, en amont de la publication du rapport sur l'emploi aux Etats-Unis. Il a cédé cinq points de base la veille, après la déception autour des ventes au détail qui ont stagné de façon inattendue en décembre.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance est inchangé, à 2,8055%, à un plus bas de près d'un mois.
CHANGES
Le dollar reste sous pression (-0,1%) face à un panier de devises de référence avant la publication des chiffres de l'emploi outre-Atlantique.
Il cède notamment 0,5% face au yen alors que la devise nippone se renforce depuis la large victoire de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi lors des élections législatives de dimanche.
De nombreux analystes s'attendaient à un affaiblissement du yen dans ce scénario, Sanae Takaichi étant partisane de baisses d'impôts malgré l'endettement du pays.
"Le fait que le yen n'ait pas davantage faibli, même après le renforcement du pouvoir de la Première ministre Takaichi, a probablement incité les spéculateurs à réduire leurs positions vendeuses sur le yen à court terme", estime Lee Hardman, analyste chez MUFG.
L'euro progresse de 0,12% à 1,1910 dollar.
De son côté, la livre sterling gagne 0,3% à 1,3679 dollar alors que les craintes autour d'un éventuel départ du Premier ministre britannique Keir Starmer se dissipent.
PÉTROLE
Les cours du brut progressent avec les tensions persistantes entre Etats-Unis et Iran. La faiblesse du dollar et la hausse des stocks de brut hebdomadaire aux Etats-Unis, selon des chiffres de l'American Petroleum Institute rapportés par des sources de marché, sont aussi des facteurs de soutien.
Le baril de Brent de la Mer du Nord gagne 2,1% à 70,3 dollars et le baril de brut léger américain (WTI) prend 2,2% à 65,37 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 11 FEVRIER:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 13h30 Rapport sur l'emploi, janvier +70.000 +50.000
créations de postes non
agricoles
(Rédigé par Blandine Hénault avec les bureaux de Reuters)

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