Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté

Pictet WM voit encore du potentiel de hausse dans les actions en 2018
information fournie par Newsmanagers04/12/2017 à 10:30

(NEWSManagers.com) - Lors d'une présentation clients et presse qui se tenait récemment à Paris, Christophe Donay, responsable de l'allocation d'actifs et de la recherche macroéconomique chez Pictet Wealth Management, a indiqué que les actions recelaient encore un potentiel de hausse selon lui, " même si les marchés américains n'impliquent pas une réforme de l'impôt sur les sociétés" . " Le cycle économique actuel est certes l'un des plus longs mais c'est aussi l'un des plus mous en termes de dynamique de croissance et d'accumulation de l'investissement et du crédit" , commente-t-il, écartant le risque d'une récession aux Etats-Unis.

Pour lui, le potentiel de hausse des actions correspond à la croissance 2018 des bénéfices (9% en Europe, 10% aux États-Unis et 15% en Chine). Les résultats du troisième trimestre confirment que la croissance des bénéfices est résiliente, cependant, les valorisations sont tendues et ne laissent aucune place à l'expansion ou à la déception tant dans les obligations à haut rendement que dans les actions. La volatilité devrait rester faible avec des pics occasionnels.

Sur les obligations souveraines, Christophe Donay se dit entre neutre et baissier. Le rendement des bons du Trésor américains à 10 ans devrait atteindre 2,5-2,8% d'ici la fin de l'année 2018. Les bons du Trésor américain et les Bunds conservent leurs caractéristiques d'actifs refuges et offrent une protection dans un portefeuille diversifié. Les obligations souveraines émergentes locales semblent attrayantes dans un environnement de taux bas.

Christophe Donay identifie quelques sources de déception potentielles pouvant conduire à une correction des actifs risqués. Il s'agit, par exemple, d'un risque systémique découlant d'instabilités politiques dans des pays comme l'Espagne ou l'Italie. Les tensions géostratégiques entre la Corée du Nord, les Etats-Unis et/ou la Chine, représentent également un risque. " Attiser les tensions déjà bien présentes n'est cependant dans l'intérêt de personne, car l'équilibre économique

mondial s'en trouverait gravement compromis au détriment de chaque pays" , commente-t-il.

Concernant la Chine, il estime qu'elle pourrait ne pas parvenir à éviter un retournement mais que celui-ci ne se produira pas en 2018. " On considère que les autorités chinoises vont faire du " stop and go" pour éviter que ça craque" , commente-t-il.

Enfin, il estime qu'une erreur de politique économique est toujours possible comme un resserrement précipité de la politique monétaire. Mais " cela semble improbable, étant donné le fait que Jerome Powell, le futur président de la FED, paraît particulièrement qualifié, que la BCE agit avec prudence et patience et que la Banque centrale chinoise ne devrait pas rompre avec sa politique de " stop-and-go" " , indique-t-il.

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.