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Pénurie de composants électroniques dans le secteur auto : quel impact et pour combien de temps ?
Cercle Finance02/03/2021 à 20:10

(Crédits photo : ST Microelectronics -  )

(Crédits photo : ST Microelectronics - )

La pénurie de puces dans le secteur automobile n'est pas un phénomène nouveau et il s'explique bien davantage par l'incapacité des « fondeurs » (notamment Taiwan Semiconductor Manufacturing Co en Asie et ASML en Europe) à imprimer suffisamment de circuit haute performance (couches ultrafines, les plus demandées par les fabricants de smartphones "5G", de tablettes, de consoles de jeux vidéo, de petits objets connectés... qui sont les plus rémunératrices) qu'à un déficit de capacité de production du côté des « assembleurs » (qui rajoutent les « transistors », comme ST-Micro).

Le secteur automobile utilise des semi-conducteurs « moins performants » que l'industrie électronique de pointe (tout est relatif, il y a 3 ans, c'était le top de ce qui était disponible) et comme ils dégagent moins de marge, leur fabrication n'est pas prioritaire (face à des Apple, des Samsung, des Sony, sans oublier les géants du « cloud » comme Amazon, Google ou Microsoft).

Et il se greffe sur cette problématique l'inflation de systèmes électroniques installés dans des véhicules de plus en plus souvent hybrides et bourrés d'assistance à la conduite.

La miniaturisation des éléments n'est pas une priorité (contrairement à un smartphone, un instrument médical, un satellite), d'où la possibilité d'intégrer des microcontrôleurs plus volumineux et moins cher, ce qui devrait être plus facile à se procurer... et tous les constructeurs ont validé cette hypothèse et se sont abstenus de « sécuriser » très en amont la livraison de ces éléments.

L'effet de ciseaux débouche sur hausse de 80% du prix de certaines puces en 3 mois, ce qui soit renchérit les coûts des constructeurs et des équipementiers, soit les conduits à différer ou suspendre la fabrication de certains modèles en attendant de recevoir des microcontrôleurs plus accessibles... ce qui frustre les acheteurs et entraine des baisses de prises de commandes, notamment en France, comme si les confinements et autres couvre-feu ne suffisaient pas.

Tous les constructeurs mondiaux subissent de sérieuses perturbations : Stellantis a dû stopper des chaînes à Sochaux, Rennes puis au Maghreb, de même que Renault à Sandouville, Volkswagen avait arrêté la production des Tiguan, Touran à Wolfsburg (plus grande usine d'Europe) et à Emden du 14 au 19 janvier, problèmes également pour Daimler en Allemagne et en Hongrie.

Honda avait dû mettre à l'arrêt sa seule usine européenne de Swindon au Royaume-Uni de fin janvier à début février.

Aux Etats Unis, Ford, Toyota, Chrysler et Honda ont dû freiner voir arrêter leurs productions dans leurs usines du Kentucky, Texas, Ohio, Indiana, Alabama mais aussi dans celles situées au Mexique et au Canada... et Nissan n'est pas épargné au Japon.

Tous ces constructeurs et les équipementiers (notamment Bosh, Continental et Valéo) tentent de se réorganiser mais le retour de la fluidité de l'approvisionnement risque de prendre du temps car la Chine (pas épargné non plus par les pénuries dans le secteur auto) voit son économie repartir sur une pente de +7,5 à +8% (même taux de croissance attendu du côté de l'inde en 2021), absorbe tous les composants électroniques disponibles.

Et elle met également la pression sur les principaux groupes sidérurgiques mondiaux dont les chaines de production d'acier plat (carrosseries) ou de lingots d'aluminium (châssis, blocs-moteur) avaient été arrêtées plusieurs semaines ou plusieurs mois au gré des confinements successifs.

Selon le baromètre mensuel du CCFA, les prises de commandes de voitures neuves en France -l'indicateur avancé des immatriculations futures- ont reculé de 8,1% en février après une quasi-stabilité en janvier (+0,2%).

Il faut bien distinguer cependant les prises de commande et les immatriculations qui ont quant à elles chuté de 20,95% en France en février (7ème mois consécutif de baisse) après pas loin de -9% en janvier, soit -14% sur les 2 premiers mois de l'année.

Le CCFA maintient cependant sa prévision d'un rebond des immatriculations d'environ 9% sur l'ensemble de 2021, sauf en cas de reconfinement, avec l'anticipation d'un « effet rattrapage » au second semestre.

Encore faudrait-il que les constructeurs puissent faire face à un rebond de la demande qui concernera à coup sûr les véhicules les plus sophistiqués et les moins polluants (hybrides et/ou rechargeables), c'est-à-dire les plus gourmands en microcontrôleurs.

Le leader européen STMicro a augmenté ses dépenses d'équipement de 250MnsE, mais l'impact en termes de production ne se fera pas sentir avant 6 à 9 mois.

Le gouvernement français a présenté un programme d'investissements de 20 milliards d'euros début janvier afin d'accélérer la relocalisation des capacités de recherche et développement et de production de semiconducteurs.

Un volet "électronique" fera partie d'un prochain contrat stratégique entre la filière automobile et l'Etat.

En ce qui concerne l'Europe, elle table sur un ambitieux projet de gravure de semi-conducteurs hyper-performants affichant une "finesse" de deux à trois nanomètres contre 7 actuellement pour le Taïwanais TSMC... qui ne sont clairement pas ceux dont l'industrie automobile a un besoin immédiat.

Et la mise en production ne surviendra pas avant 2 ou 3 ans, donc ce ne sera d'aucune aide pour résoudre la pénurie actuelle dans le secteur auto.

Quel sera l'ampleur de l'impact sur le secteur auto cette année ?

IHS Markit estime ainsi que la pénurie de semi-conducteurs et microcontrôleurs pourrait amputer la production de 672.000 véhicules au premier semestre 2021 (dont 250.000 en Chine).

Sur 35 millions, il faut relativiser, cela ne représente qu'environ 2%... et cela représenterait -964.000 voitures sur l'ensemble de l'année, (1,4% de la production mondiale).

En revanche, l'augmentation du prix des pièces devrait augmenter et peser durablement sur les marges des équipementiers et constructeurs.

Peu de constructeurs ont communiqué sur le coût de la pénurie : Ford l'a fait et estime que les retards de production pourraient lui coûter entre 1 et 2,5Mds$ en 2021, une fourchette large, qui n'a pas ému les actionnaires... mais il ne faudrait pas que la situation se dégrade davantage.

4 commentaires

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  • paspil
    02 mars23:40

    Pénurie de composants automobile : Berlin demande l'aide de Taïwan ... et oui les pauvres ils sont largués à tous les niveaux ...

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