Les principales places boursières européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance. Paris s'adjuge 0,38%, à 8 512 points, devant Londres ( 0,52%). En revanche, Francfort courbe l'échine et cède 0,35%.
Sur les coups de midi, l'indice parisien est tiré par les valeurs de consommation, avec 4,77% pour Pernod Ricard, 3,27% pour Carrefour ou encore 2,65% pour L'Oréal.
"Historiquement, les cinq à dix premiers jours ouvrés de juillet sont favorables aux actions", rappelle Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
"Plusieurs indices boursiers européens ont inscrit de nouveaux records historiques ces derniers jours, alors que les inquiétudes restent vives concernant les valeurs technologiques américaines et une politique monétaire de la Fed devenue plus difficile à anticiper sous la présidence de Kevin Warsh", ajoute l'expert.
La nuit a d'ailleurs été marquée par une publication décevante de Samsung Electronics, qui a reculé de près de 7% à Séoul, entraînant dans son sillage le secteur des semi-conducteurs. Ainsi, en Europe, ASML, STMicro, ASM International, BESI et Infineon cèdent entre 5 et 6% chacun. Soitec cède même 13%.
Ce matin, Goldman Sachs estime toutefois que "les conditions de marché demeurent globalement très favorables malgré une légère hausse des tensions observée au cours du dernier mois". L'analyste estime que les indicateurs de stress restent nettement inférieurs à leurs moyennes historiques et constate que, sur les marchés actions, les écarts acheteur-vendeur sont restés globalement stables aux Etats-Unis et en Europe, signe que les conditions de négociation demeurent solides malgré un environnement géopolitique toujours incertain.
A ce titre, les négociations sont toujours en pause avec l'Iran, qui conduit toujours les funérailles nationales d'Ali Khamenei, l'ayatollah ayant été tué le 28 février, au premier jour du conflit.
De leur côté, les cours du pétrole repartent légèrement de l'avant, avec un Brent à 72,77 USD le baril ( 1,4%), tandis que le WTI progresse de 0,51%, à 69,07 USD.
Sur le front des statistiques, le déficit de la balance commerciale française s'est creusé au mois de mai. Il est passé de 5,4 milliards d'euros en avril (donnée révisée d'un déficit de 5,6 milliards d'euros) à 6,9 milliards d'euros en mai. Les analystes tablaient sur un déficit de 5,9 milliards d'euros.
Par ailleurs, en Allemagne, la production industrielle a fait nettement mieux que prévu en mai, progressant de 0,9%, là où les analystes tablaient sur une hausse de seulement 0,1%, après 0,2% en avril, donnée révisée à la baisse contre 0,4%.
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