La chef économiste du FMI, Gita Gopinath avertit sur les risques que font peser sur l'économie mondiales les grands écarts de vaccination entre pays riches et pays pauvres. (© FMI/J. Roberts)
Le FMI réduit légèrement sa prévision de croissance du PIB mondial. L’inflation et les pénuries pèsent davantage que prévu.
Ayant tout juste confirmé le maintien à sa tête de Kristalina Georgieva, soupçonnée d’avoir favorisé la Chine lorsqu’elle dirigeait la Banque mondiale, le Fonds monétaire international a pu se recentrer sur les affaires courantes et dévoiler ses nouvelles prévisions économiques.
L’institution a réduit de 0,1 point de pourcentage sa prédiction de croissance mondiale pour 2021, à 5,9%, et confirmé celle pour 2022, à 4,9%. «Cette modeste révision masque de fortes baisses pour certains pays», a expliqué Gita Gopinath, la chef économiste du FMI.
Vents contraires outre-AtlantiqueLes États-Unis enregistrent la plus forte dégradation parmi les grandes puissances : l’économie américaine devrait croître de «seulement» 6% cette année, contre 7% escomptés en juillet dernier. Comme dans le reste du monde, la reprise outre-Atlantique est freinée par les pénuries de semi-conducteurs et d’autres matériaux, les perturbations de chaînes logistiques, ainsi que par la hausse des prix de l’énergie et des matières premières.
Mais les États-Unis font aussi face à une inflation particulièrement élevée : 5,3% en août (en glissement annuel), alors que les créations nettes d’emplois ont ralenti à 194.000 en septembre, contre 366.000 en août.
À contrario, l’horizon s’éclaircit pour la zone euro, malgré la récente flambée des prix du gaz et de l’électricité. Son

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