Attaque des bureaux parisiens de Bank of America
La mise en examen et le placement en détention provisoire contre quatre personnes ont été requises dans l'enquête sur l'attentat déjoué contre le siège parisien de Bank of America le week-end dernier, a-t-on appris mercredi auprès du Parquet national antiterroriste (PNAT).
Ce dernier ajoute qu'une information a été ouverte "des chefs d'association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d'un engin explosif ou incendiaire en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste, et tentatives de destructions par moyen dangereux en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste".
Dans un communiqué, le PNAT note que les investigations se dérouleront désormais dans un "autre cadre procédural" en vue "d'identifier les autres protagonistes de ces faits, notamment les commanditaires".
Les faits se sont déroulés dans la nuit de vendredi à samedi rue de la Boétie, à Paris, devant le siège de Bank of America. Des policiers ont interpellé un homme qui s'apprêtait à déclencher une engin explosif artisanal avec un briquet. Il était accompagné d'un deuxième homme qui a pris la fuite en courant.
"Au regard de la vidéo précitée ciblant cet établissement bancaire américain et du mode opératoire constaté dans des opérations similaires dans plusieurs pays européens, cet attentat déjoué grâce à la surveillance policière mise en œuvre parait pouvoir être rattaché au groupe Hayi, sans que cet élément ait pu être formellement établi, à ce stade de la procédure", ajoute le PNAT.
Le 9 mars dernier, une synagogue dans la ville de Liège a été endommagée par une explosion dans ce que les autorités belges ont qualifié d'attaque antisémite. L'incident n'avait pas fait de blessés.
Et, aux Pays-Bas, la police a interpellé le 13 mars quatre personnes âgées de 17 à 19 ans après l'incendie criminel d'une synagogue dans le centre de Rotterdam. Là non plus, il n'y a pas eu de blessés.
"Compte tenu de l'implication du groupe 'Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya (Hayi)' dans une campagne d'actions violentes, incendiaires ou explosives courant mars en Europe (...) la coopération judiciaire européenne a été activée, et plus particulièrement le partenariat avec les autorités judiciaires antiterroristes belges et néerlandaises", déclare le PNAT.
Sur les cinq personnes interpellées dans cette enquête, trois mineurs et deux majeurs, la garde à vue a été levée mardi contre l'un des deux majeurs, faute d'indices graves à son encontre, précise le PNAT.
Les casiers judiciaires des trois mineurs sont vierges tandis que dans celui du majeur dont la mise en examen a été requise figure une condamnation en septembre 2025 pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.
(Rédigé par Benoit Van Overstraeten, édité par Blandine Hénault)

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