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Mélenchon mobilise pour un "troisième tour" contre Macron, appels à l'union de la gauche
information fournie par Reuters24/04/2022 à 21:41

(Complété Fabien Roussel, Anne Hidalgo, Jadot)

PARIS, 24 avril (Reuters) - Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a estimé dimanche soir que la défaite de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle française face à Emmanuel Macron était "une très bonne nouvelle" pour l'unité du pays.

Troisième du premier tour avec près de 22% des voix, il a appelé ses partisans à ne pas se résigner et à engager la bataille des législatives des 12 et 19 juin pour favoriser l'avènement d'un "Tiers-Etat qui peut tout changer".

"Mme Le Pen est battue, la France a refusé clairement de lui confier son avenir, et c'est une très bonne nouvelle pour l'unité de notre peuple", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution.

Quant à Emmanuel Macron, a-t-il poursuivi, "sa monarchie présidentielle survit par défaut et sous la contrainte d'un choix biaisé".

"Elle surnage dans un océan d'abstention, de bulletins blancs et nuls", a-t-il dit.

Jean-Luc Mélenchon a déclaré que ses pensées se tournaient désormais "vers les futures victimes de cette situation", évoquant notamment les "personnes usées qui partiront à la retraite trois ans plus tard".

"A toutes et à tous, je dis 'ne vous résignez pas', au contraire 'entrez dans l'action, franchement, massivement'", a-t-il lancé.

"La démocratie peut nous donner de nouveau le moyen de changer de cap", a-t-il martelé, appelant à la mobilisation pour les élections législatives, le "troisième tour".

ROUSSEL APPELLE À UN ACCORD GLOBAL

Mardi dernier, Jean-Luc Mélenchon a exhorté les électeurs de gauche à l'"élire Premier ministre", appelant implicitement de ses voeux une cohabitation. nL5N2WH4WB

"Vous pouvez battre M. Macron et choisir un autre changement", a-t-il insisté dimanche soir.

"Les 12 et 19 juin, un autre monde est encore possible si vous élisez une majorité de députés de la nouvelle Union populaire qui doit s'élargir". "Le bloc populaire est dans ce pays (...) dorénavant le Tiers-Etat qui peut tout changer", a affirmé le député LFI des Bouches-du-Rhône.

A sa suite, plusieurs figures de gauche, qui a payé ses divisions au premier tour de la présidentielle, ont appelé à l'union.

Le candidat du Parti communiste, Fabien Roussel, a souhaité "un accord global" pour les élections législatives.

"Nous voulons tout faire pour être le plus unis possible autour d'un contrat de législature répondant aux aspirations des Français", a-t-il dit lors d'une déclaration à son QG.

"Nous appelons à créer partout toutes les conditions pour offrir une perspective de victoire à gauche dans ces territoires où l'extrême droite pourrait l'emporter", a-t-il ajouté.

La candidate socialiste Anne Hidalgo a invité pour sa part, dans une vidéo sur Twitter, à "reconstruire une gauche nouvelle" face à une extrême droite qui "n'a jamais été aussi proche du pouvoir".

Le candidat d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Yannick Jadot, s'est réjoui sur Twitter que "le pire" soit "évité" au soir du deuxième tour, et a appelé à bâtir, sans se prononcer formellement pour l'union, "l'alternative pour le climat, la justice sociale et la démocratie."

(Rédigé par Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

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