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Marchés : les relances monétaires seront des "échecs inéluctables" (Carmignac)

Boursorama05/04/2016 à 16:19

Pour Didier Saint-Georges, les marchés restent engagés sur une tendance baissière depuis l'été dernier et les périodes de détente ne seraient que des rebonds temporaires.

Pour Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac, les marchés restent engagés dans une tendance baissière entamée l’été dernier. Les déclarations des banques centrales permettent des rebonds temporaires n’offrant que des opportunités de court terme.

« Un examen lucide des faits, qui s’efforce de distinguer l’essentiel du bruit, continue d’indiquer la poursuite du nouveau régime des marchés entamé l’été dernier » affirme Didier Saint-Georges dans la dernière note mensuelle de Carmignac. Le membre du comité d'investissement de la société de gestion estime ainsi que le mouvement baissier des marchés actions, entamé il y a neuf mois, n'est pas terminé.

Certes, « Confrontées à des marchés financiers très nerveux en début d’année, les grandes Banques centrales ont de nouveau assuré ces derniers de leur soutien » au cours du mois de mars, rappelle-t-il. Mais ces interventions ne seraient qu’une consolation temporaire pour les investisseurs.

« Le maintien vaille que vaille du soutien monétaire des Banques centrales permet des mouvements intermédiaires significatifs, et autorise une dose d’opportunisme. Mais l’accumulation des déséquilibres, d’ordres économique, financier, monétaire et politique provoque une asymétrie des risques toujours défavorable aux niveaux de marchés actuels. Par conséquent, nous ne nous joignons pas à la danse générale sur le volcan, fût-il pour l’instant endormi ».

Le « volcan endormi » désigne le retour au calme des marchés financiers depuis la mi-février. Retour au calme très relatif alors que les prix du pétrole commencent à retomber significativement depuis leur pic du 21 mars au-dessus des 40 dollars. Cette rechute du pétrole provoque des mouvements baissiers sur les marchés actions, comme ce mardi 5 avril.

Les relances monétaires seront des « échecs inéluctables »

Surtout, pour Didier Saint-Georges, les effets de la politique accommodante des banques centrales posent d’importantes questions sur leurs conséquences négatives, aussi bien à long terme qu’à court terme.

« L'écrasement des taux d'intérêt par les Banques centrales aggrave désormais la situation qu'il était censé soulager : il encourage la poursuite de l'endettement des Etats, compresse encore la marge bénéficiaire des banques, et renforce le besoin d'épargne des consommateurs au lieu de les inciter à dépenser. Dans ces circonstances, seul un regard très court-termiste peut se réjouir d'un ultime et vain effort des Banques centrales », affirme-t-il.

Dans la lignée du discours alarmiste qu’il tient depuis l’automne dernier, Didier Saint-Georges insiste : « Les marchés ne perçoivent pas encore que ces échecs [de la relance des banques centrales] sont inéluctables. Les problèmes auxquels est confrontée l'économie globale, surendettement et insuffisance de la demande, ne seront pas résolus par la seule politique monétaire, fût-elle non conventionnelle ».

« Un retournement durable du cycle d’investissement »

Les inquiétudes de Didier Saint-Georges, au-delà des questions de relances monétaires, s’étendent à d’autres domaines de la sphère macroéconomique.

En premier lieu, « Les marges des entreprises américaines ont chuté de 10,6% [du chiffre d’affaires] à la fin de 2011 à 7,6% [du chiffre d’affaires] aujourd’hui. Il est par conséquent cohérent d'observer aujourd'hui un retournement durable du cycle d'investissement, dont l’évolution des marges est le principal moteur ».

Pour cette raison, « Le risque nous semble toujours important que la croissance américaine ralentisse sensiblement sous la barre des 2% en 2016, sans que la Banque centrale [américaine], désormais en phase de resserrement monétaire, puisse intervenir en assouplissant sa politique. Les marchés n’y sont pas préparés », estime-t-il.

La Chine et l’endettement chinois, toujours au cœur du problème

Par ailleurs, « La trajectoire de l'économie chinoise, qui représente à elle seule 16% du PIB mondial et 25% des investissements, est bien sûr décisive pour l’activité américaine et européenne, ainsi que pour le risque de marché ». Or, on sait que l’économie chinoise connaît un ralentissement certain, bien que toujours impossible à chiffrer avec précision.

Didier Saint-Georges entrevoit deux scénarios possibles pour l’économie chinoise. « Soit le rythme des investissements est l'objet d'un ajustement rapide. Soit, seconde option, le gouvernement continue de financer une décrue seulement  très graduelle de ces investissements afin de préserver sa croissance ».

Dans le premier scénario, « une forte dépréciation du renminbi serait très difficile à éviter, du fait des sorties de capitaux, et de la nécessité d’amortir l'impact que ce coup de frein aurait sur l'économie domestique (…). C’est la perception de ce risque qui a en partie ouvert les yeux des marchés en début d’année ».

Dans le second scénario, qui semble désormais « l'option privilégiée » des autorités chinoises, « les nouvelles sur la croissance [chinoise et mondiale] seront « rassurantes » à court terme et le marché pourrait s’en satisfaire (…). Mais dans ce cas, le niveau d'endettement du secteur privé chinois, qui s’est déjà envolé de 140% du PIB en 2008 à 240% aujourd’hui, continuera de s'aggraver. Le rythme de la croissance du crédit, entre 16 et 20% l'an, dépasse largement celui de la croissance du PIB, au mieux de l'ordre de 4 à 5% », explique Didier Saint-Georges.

Or, on sait que l’augmentation des ratios d’endettement a un double effet négatif sur l’économie, en réduisant son potentiel de croissance future (nécessité de rembourser les dettes à l’avenir - « deleveraging »), et en accroissant les risques de type systémiques.

« Ce diagnostic n’est certes pas incompatible avec des mouvements de marché intermédiaires. Mais il justifie de maintenir pour l’instant nos investissements de conviction à l’abri d’une gestion prudente », conclut Didier Saint-Georges.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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