Albert Edwards, le stratège de la Société Générale insiste sur l'appréciation du dollar contre yen. (© Shutterstock/Adobock)
Selon Albert Edwards à la Société Générale, la chute de la monnaie nippone alimente la spéculation sur des actifs à risque. Mais gare au retournement de tendance.
Le stratège de la société Générale, Albert Edwards, insiste sur un mouvement majeur, passé plutôt inaperçu: l'appréciation du dollar contre yen. Le billet vert a ainsi franchi le 10 mars dernier une importante résistance graphique à 116 yens, cotant jusqu'à 126 yens.
Cette variation de près de 9% s'explique par le grand écart entre la décision de la Réserve Fédérale américaine d'accélérer la hausse de son taux directeur pour casser l'inflation et la politique monétaire de la Banque du Japon toujours très expansionniste, afin de lutter contre la déflation.
Le retour du carry tradeCet affaiblissement du yen encourage le «carry trade». Des spéculateurs empruntent alors avec levier des yens à très faible coût (le taux directeur nippon est négatif à -0,1% et le rendement à dix ans de la dette publique est plafonné à 0,25%).
Ces investisseurs revendent ensuite les yens empruntés pour acheter des actifs plus rémunérateurs sur d'autres marchés: dette australienne (le dix ans rapporte 2,9%) ou américaine (2,8% de rendement à dix ans), actions, matières premières, etc.
Albert Edwards pense qu'une glissade de la devise japonaise est possible jusqu'à 150 yens pour un dollar (le billet vert était passé de 80 à 100 yens en 2013 et de 100 à 120 yens en 2015).
Mais la Chine serait confrontée à une appréciation de sa monnaie contre la plupart des
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