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Les marchés financiers vous mentent-ils ?
H24 Finance pour Boursorama13/07/2020 à 09:30

"La perception d'une déconnexion excessive entre économie réelle et marchés financiers rend beaucoup d'investisseurs légitimement méfiants." (Crédits photo : Adobe Stock)

A tort ou à raison, le monde de la finance est souvent accusé d'être déconnecté de la réalité. Il semble aujourd'hui plus que jamais légitime de se poser la question.

It's the economy, stupid !

La crise sanitaire a fortement dégradé les perspectives économiques, entraînant une brutale correction boursière au mois de mars, mais les marchés financiers ont su rebondir malgré des incertitudes encore fortes et des conséquences économiques qui s'annoncent désastreuses.

Le S&P 500 a ainsi progressé de 19,95% au deuxième trimestre et l'EuroStoxx de 19,84%. De son côté, le CAC 40 retrouve la barre des 5000 points tandis que le Nasdaq est à son plus haut historique. « Qu'il s'agisse de la zone euro ou des Etats-Unis, les actions viennent de connaître l'un des meilleurs trimestres du siècle. Au beau milieu de ce qui s'annonce comme l'une des plus profondes récessions jamais connues », remarque Bernard Aybran, Directeur de la Multigestion chez Invesco.

Or, les dernières publications économiques ont renforcé l'optimisme des investisseurs. « L'ISM Manufacturier, qui a bondi de 43,1 à 52,6, le PMI Services chinois, passé de 55,0 à 58,4 alors qu'il était attendu en baisse, ou encore la robustesse du rapport sur l'emploi américain, avec des créations d'emplois nettement supérieures aux attentes et un taux de chômage en baisse... sont autant de données encourageantes, qui s'ajoutent aux bons chiffres de PMI européens publiés la semaine précédente et qui alimentent l'espoir d'une reprise en V », précise Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué de La Financière de l'Echiquier.

Mais parallèlement, les nouvelles sur le front sanitaire sont nettement plus déprimantes avec une situation qui demeure inquiétante aux Etats-Unis et de nombreux pays émergents qui peinent à endiguer la pandémie. « Une fois encore, le contexte rappelle que la rémission économique reste plus que jamais subordonnée aux contingences sanitaires. L'esquisse d'une reprise en V suggérée par les PMI sur juin serait, dans ce contexte, un déni de réalité », considèrent les experts de Fidelity International.

Les autorités tirent la sonnette d'alarme

Il y a quelques jours, le Fonds Monétaire International (FMI) jugeait « très préoccupants » les risques de faillites d'entreprise, malgré un assouplissement des conditions financières. Dans ce contexte de grande incertitude, un décalage semble ainsi se créer entre les marchés financiers et l'évolution de l'économie réelle. « Les investisseurs semblent parier sur le fait qu'un soutien solide et durable des banques centrales permettra une reprise rapide, même si les données économiques révèlent un ralentissement plus profond que prévu. Cette vulnérabilité risque de compromettre la reprise en cas de diminution de la propension au risque des investisseurs », notent Tobias Adrian et Fabio Natalucci sur le blog du FMI.

Dans la foulée l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) dressait le panorama des tendances et vulnérabilités actuelles dans sa nouvelle cartographie des marchés et des risques. Elle pointait « une montée des risques pour la stabilité financière avec une possible nouvelle correction des marchés et la solvabilité dégradée de nombreuses entreprises ». Dans un contexte d'incertitude liée à l'évolution de la situation sanitaire et à l'impact réel de la crise sur les acteurs économiques, la stabilisation des marchés demeure selon elle « fragile » et leur rebond apparaît « déconnecté des perspectives d'activité ».

S'il est encore trop tôt pour évaluer pleinement certains effets de la crise, l'AMF estime ainsi que « les valorisations boursières apparaissent élevées au regard des prévisions de bénéfices ».

Comment expliquer une telle dichotomie entre le comportement des marchés et la réalité sanitaire et économique ?

En Europe, le facteur déterminant selon Oddo BHF AM a été la réaction des gouvernements et des banques centrales, qui ont agi rapidement et massivement. « Avec le Fonds européen de relance proposé par la Commission européenne, d'un montant de 750 milliards d'euros, nous avons pour la première fois une chance de parvenir à une plus grande solidarité entre les Etats disposant d'une marge de manœuvre budgétaire, comme l'Allemagne et la France, et ceux qui n'en ont pas, comme l'Espagne et l'Italie », indique Laurent Denize, Global Co-CIO de la société. L'Europe se trouve ici à tournant décisif : si elle parvient à concilier solidarité et investissements créateurs de valeur, elle pourrait même sortir renforcée de la crise.

La perception d'une déconnexion excessive entre économie réelle et marchés financiers rend beaucoup d'investisseurs légitimement méfiants. Cela paraît comme un paradoxe, mais « c'est au contraire totalement rationnel », assure Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement de Carmignac. « La faiblesse de la demande réelle des consommateurs dans des économies affaiblies renforce les pressions déflationnistes structurelles et exclut ainsi tout risque d'inflation des prix à la consommation. Par conséquent, la seule inflation que puisse nourrir le déversement surabondant de liquidités par les banques centrales est celle du prix des actifs financiers », explique-t-il. 

Ces liquidités apparaissent donc plus que jamais comme « virtuelles » selon Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions chez OFI AM. « Elles poseront, tôt ou tard, la question du remboursement de cette accumulation de dettes », prévient-il.

Également, « de nouveaux éléments sont venus conforter ces dernières semaines les partisans d'un retour rapide des marchés vers les niveaux de valorisation du début d'année », souligne Florent Delorme, stratégiste chez M&G Investments. Celui-ci liste l'affaiblissement surprise de l'épidémie en Europe, la décrue du nombre de chômeurs aux USA en mai, les taux qui s'inscrivent à des niveaux très faibles, les spreads d'entreprises revenus vers des niveaux plus bas ou encore la sous-pondération actuelle des gérants d'actifs sur les marchés des actions.

La bonne résistance des marchés semble jusqu'à présent s'expliquer, mais le récent rebond n'est-il pas un trompe-l'œil qui cache les difficultés à venir ? Une chose est sûre, la crise liée au COVID-19 ne doit pas faire oublier les autres vulnérabilités, qu'elles soient antérieures (Brexit) ou à venir (élections américaines).

3 commentaires

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  • M140210
    14 juillet11:59

    heimdal, compare ce qui est comparable. Quand au cac 40GR (en tenant compte des dividendes), il est à plus de 12000.

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