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Les investisseurs prévoient des répercussions négatives du Brexit
information fournie par Newsmanagers28/03/2018 à 15:30

(NEWSManagers.com) -

Les professionnels de l'investissement sont plutôt confiants quant à l'aboutissement des négociations sur le Brexit, mais ils restent persuadés que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aura des répercussions négatives sur l'attractivité financière du Royaume-Uni, selon une étude du CFA Institute publiée (*).

Près de la moitié (49%) des professionnels de la gestion de portefeuille interrogés estiment que les négociations sur le Brexit donneront lieu à un accord commercial, qu'il couvre les biens et services (25%) ou ne porte que sur les biens (24%). La proportion est encore plus importante parmi les investisseurs se trouvant hors de l'Union européenne, notamment en Chine où 52% des sondés tablent sur la conclusion d'un accord commercial global, selon ce sondage annuel réalisé depuis 2016 par l'association internationale des professionnels de l'investissement.

Malgré cet optimisme sur l'aboutissement des négociations, les gestionnaires d'actifs interrogés sont persuadés que la démarche du Royaume-Uni aura des répercussions négatives sur la compétitivité et le pouvoir d'attraction du pays. C'est ainsi que 8 gestionnaires sur 10 estiment que le Brexit aura des conséquences négatives sur les profits réalisés au Royaume-Uni, et cette proportion grimpe même à 90% parmi les ressortissants de l'UE (hors Royaume-Uni).

Si les Britanniques sont légèrement moins pessimistes que les années précédentes concernant l'effritement de leur compétitivité sur le marché intérieur, ils sont toutefois 64% à estimer que le Brexit va mettre à mal la capacité de leurs établissements à attirer les meilleurs talents. Toujours parmi les Britanniques, 67% des sondés anticipent que leurs établissements réduiront leur présence au Royaume-Uni, contre 62% en 2017. Le pourcentage atteint 76% chez les professionnels de l'UE, hors Royaume-Uni, contre 71% il y a un an.

" Si le climat émotionnel que soulignait le CFA Institute dans sa dernière étude sur le Brexit retombe, les données les plus récentes font état de réelles préoccupations pour la compétitivité du Royaume-Uni en tant que centre financier (...) Les participants au sondage, qu'ils soient originaires du Royaume-Uni, de l'Union européenne ou du reste du monde, sont aussi convaincus qu'une restriction des accords de délégation aurait un impact négatif sur les résultats des investisseurs" , a commenté Will Goodhart, administrateur général de CFA Society UK, cité dans le communiqué.

A noter enfin, même si Francfort demeure la favorite, Paris se distingue désormais parmi les places financières les plus en vue pour profiter du Brexit. La capitale française est passée en un an du quatrième au deuxième rang, ex-aequo avec Dublin, devant Luxembourg et Amsterdam. New York se retrouve en sixième place.

(*) L'édition 2018 du baromètre CFA Institute sur le Brexit a été menée dans la première quinzaine de février auprès d'un panel de 974 professionnels de l'investissement, dont 233 issus du Royaume-Uni, 238 des autres pays de l'Union européenne et 503 du reste du monde

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