Vue de la Bourse de Francfort le 3 août 2026 ( AFP / Daniel ROLAND )
Les Bourses européennes ont commencé la semaine sans direction claire, partagées entre leurs records de la semaine dernière et l'absence d'un accord de paix pour la réouverture du détroit d'Ormuz, laquelle permettrait une baisse des prix du pétrole.
Après une heure d'échanges, Francfort progressait (+0,11%) emmenée par la société de diagnostics médicaux Qiagen (+2,36%) et le fabricant de semi-conducteurs Infineon (+2,29%).
Inversement, Paris (-0,17%) et Londres (-0,21%) reculaient.
En Asie, le Nikkei a clôturé en hausse de 2,07% à Tokyo. A Séoul, l'indice phare Kospi a terminé en progression de 0,65%. La Bourse de Taipei a pris 1,59%.
La semaine dernière, plusieurs indices européens (Paris, Francfort, Milan, Madrid) avaient battu des records.
Ils ont été portés par les bons résultats trimestriels des entreprises, une croissance meilleure que prévu en zone euro et la baisse du prix du pétrole avec un énième espoir d'accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz.
Lundi, les marchés restent préoccupés par la situation géopolitique au Moyen-Orient et attendent toujours un accord pour un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, voie de transit de 20% de la production mondiale de pétrole.
Le détroit restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont prévenu dimanche les Gardiens de la Révolution.
Le président américain Donald Trump a renvoyé l'Iran à son "inflation galopante" et son économie en "très mauvais état", avec le risque selon lui que la République islamique ne puisse plus payer ses troupes.
Vers 08H00 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, s'échangeait en légère hausse à 83,76 dollars le baril (+0,28%) et le WTI américain à 78,29 dollars (+0,14%).
"Une nouvelle baisse soulagerait les marchés", souligne l'analyste John Plassard de Cité Gestion.
Au contraire, une hausse alimenterait le cercle vicieux que redoutent les marchés, celui de l'inflation et de la hausse des taux d'intérêt, le remède classique des banques centrales pour contenir la hausse des prix.
"Des taux plus bas que prévu, en revanche, rendent l'emprunt moins coûteux" ce qui est important en particulier "pour les grandes entreprises technologiques" dont le développement repose pour une large partie sur l'endettement, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.
Inflation et taux
"Cette semaine, toute l'attention se concentrera sur l'inflation américaine avec la publication des prix à la consommation mercredi, des prix à la production jeudi et des ventes au détail vendredi", rappelle John Plassard.
Vendredi, les Bourses mondiales avaient touché des sommets également grâce... aux mauvais chiffres du marché du travail américain, en recul de 23.000 emplois en juillet.
Cette mauvaise nouvelle pour les salariés est une bonne nouvelle sur le front de la lutte contre l'inflation.
"Les personnes qui perdent leur emploi et celles dont les salaires augmentent plus lentement seront tentées de dépenser moins" ce qui va permettre "d'atténuer les pressions inflationnistes et aiderait la Réserve fédérale (Fed)" à ne pas devoir augmenter ses taux, résume Ipek Ozkardeskaya.
Lundi, les taux d'emprunt des Etats étaient stables en Europe: 3,13% à dix ans en Allemagne, quasi 3,91% en France.

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