L'ancien député européen Daniel Cohn-Bendit prend la parole sur scène après avoir reçu le Prix de l’Académie de Berlin 2025, le 25 novembre 2025 à Berlin ( AFP / John MACDOUGALL )
L'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit, voix historique de la gauche en France, a apporté lundi son soutien à Raphaël Glucksmann en vue de l'élection présidentielle d'avril et mai 2027, dans un entretien à l'hebdomadaire Le Point.
"Dans le camp de la gauche réformiste, il est le seul à adopter un positionnement nouveau qui ouvre une perspective d'avenir pour une gauche sociale-écologique ou écologico-sociale. Il faut le soutenir, non le contrecarrer", a dit l'ancien leader du mouvement étudiant de mai 1968.
Selon M. Cohn-Bendit, le député européen de Place Publique est "le seul candidat qui formule ou ébauche une politique de transformation du réformisme de gauche".
Raphaël Glucksmann n'est pas encore officiellement candidat à l'élection présidentielle. Il doit confirmer d'ici à la fin de l'été ses ambitions et indiquer s'il entend participer à la primaire de l'espace social-démocrate dont l'organisation a été décidée par le Parti socialiste.
Interrogé sur le charisme du député européen, Daniel Cohn-Bendit dit qu'il faut plutôt parler de projet. "Il s'agit de construire un projet d'avenir pour se positionner de 2027 jusqu'à 2032", affirme-t-il en balayant les candidatures de François Hollande, Ségolène Royal ou Bernard Cazeneuve, des "has been" selon lui.
Il dit vouloir croire dans "l'intégrité et le fond d'un personnage" plutôt que dans "le charisme traditionnel".
L'ancien élu franco-allemand est par ailleurs très offensif sur le candidat Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qui "n'est plus de gauche" car "il a abandonné les valeurs universalistes".
Il accuse aussi le leader de LFI d'adopter "un positionnement antisémite" et dénonce ses positions sur la politique étrangère qu'il voit comme un soutien à "Poutine et Xi Jinping", les présidents russe et chinois.
Daniel Cohn-Bendit, auteur du meilleur score des écologistes à une élection nationale (aux européennes de 2009), perçoit par ailleurs Edouard Philippe (Horizons) comme "le seul candidat de la droite réformiste" et "Attal finira par se retirer en faveur" du maire du Havre.

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