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Le Royaume-Uni autorise le vaccin anti-Covid de Pfizer et BioNTech
Reuters02/12/2020 à 16:28

* Première autorisation au monde de ce vaccin

* Le vaccin va être distribué à partir de la semaine prochaine

* Validation en un temps record, l'Europe se veut plus prudente

* Johnson salue une nouvelle "fantastique"

* Les USA comptent tirer les leçons de la logistique britannique

(Actualisé avec précisions sur la distribution du vaccin, réactions en Allemagne et aux Etats-Unis et campagne de vaccination de masse en Russie)

par Guy Faulconbridge et Paul Sandle

LONDRES, 2 décembre (Reuters) - Le Royaume-Uni est devenu mercredi le premier pays occidental, devançant les Etats-Unis et l'Union européenne, à autoriser l'usage d'un vaccin contre le COVID-19, celui mis au point par le laboratoire américain Pfizer

PFE.N et son partenaire allemand BioNTech 22UAy.DE validé en un temps record par l'autorité britannique des médicaments.

Le vaccin sera distribué dans tout le pays à partir du début de la semaine prochaine, a annoncé Boris Johnson, qui s'est enorgueilli d'une nouvelle "fantastique" après avoir été vivement critiqué pour sa gestion de cette crise sanitaire, le Royaume-Uni affichant le bilan le plus lourd en Europe avec, selon les critères retenus, entre près de 60.000 et 70.000 morts.

"C'est la protection des vaccins qui nous permettra au bout du compte de reprendre le contrôle de nos vies et de redonner du dynamisme à l'économie", a réagi le Premier ministre sur Twitter.

Le directeur des services de santé britanniques, Chris Whitty, a déclaré que la vaccination complète des publics vulnérables prendrait jusqu'au printemps prochain.

La Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) est la première agence mondiale à valider l'utilisation du vaccin de Pfizer et BioNtech, dont les résultats des derniers essais cliniques n'ont été présentés que 23 jours plus tôt, avec une efficacité affichée de l'ordre de 95%.

"Je suis évidemment absolument ravi de cette annonce, très fier que le Royaume-Uni soit le premier endroit au monde à disposer d'un vaccin cliniquement validé", a dit le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock.

L'ambassadeur d'Allemagne à Londres, Andreas Michaelis, a publiquement critiqué les messages de triomphalisme du gouvernement britannique.

"Je ne pense vraiment pas que ce soit une histoire de nationalité. Même si la société allemande BioNTech a apporté une contribution cruciale (au développement du vaccin), celui-ci est européen et transatlantique", a-t-il déclaré.

L'EUROPE DÉFEND SA PROCÉDURE PLUS LENTE

La Chine a déjà délivré une autorisation d'urgence pour trois vaccins expérimentaux, qu'elle a administrés à environ un million de personnes depuis juillet.

La Russie a pour sa part validé en août son vaccin Spoutnik V avant la fin des essais cliniques de phase finale.

Mercredi, le président russe Vladimir Poutine a ordonné une vaccination de masse contre le COVID-19 alors que le pays a enregistré un record de 589 décès supplémentaires en l'espace de 24 heures. Il a ajouté que la Russie allait produire deux millions de doses de ce vaccin dans les prochains jours, dont l'efficacité a été annoncée le mois dernier à 92%, selon des résultats provisoires.

Le vaccin de Pfizer et BioNTech s'appuie sur la technologie innovante dite de l'ARN messager, qui consiste à injecter des brins de code génétique, et non un virus inactif ou attenué, pour déclencher une réponse immunitaire.

Pour le laboratoire américain, la décision britannique constitue un moment historique dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, apparu en Chine en fin d'année dernière avant de faire près de 1,5 million de morts et des ravages économiques à travers le monde.

"Cette autorisation est un objectif vers lequel nous avons travaillé depuis la première fois où nous avons déclaré que la science vaincrait et nous applaudissons la MHRA pour sa capacité à mener une évaluation attentive et à prendre une initiative opportune pour aider à protéger la population du Royaume-Uni", a dit le PDG de Pfizer, Albert Bourla.

Le laboratoire américain a précisé que les premières doses pourraient être livrées "immédiatement" au Royaume-Uni.

Les responsables de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis doivent se réunir le 10 décembre pour décider d'une éventuelle autorisation en urgence du vaccin de Pfizer/BioNTech tandis que l'Agence européenne des médicaments (EMA) se donne jusqu'au 29 décembre pour se prononcer.

L'EMA a défendu mercredi sa procédure plus lente, la jugeant aussi plus sûre car basée sur davantage d'éléments et de vérifications que celle de son homologue britannique, effectuée en partie par une analyse "roulante" des données au fur et à mesure de leur disponibilité.

DÉFI LOGISTIQUE

Ugur Sahin, directeur général et fondateur de BioNTech, a assuré que son vaccin était le fruit d'"un programme de recherche et développement scientifiquement rigoureux et hautement éthique".

La distribution de ce vaccin, qui doit être acheminé et conservé à une température de -70° Celsius, représente un défi logistique.

Matt Hancock, tout en reconnaissant la difficulté de la distribution de ce vaccin, a déclaré que les hôpitaux britanniques étaient prêts à recevoir des doses et que des centres de vaccination seraient créés à travers le pays.

D'après Pfizer, son vaccin peut être conservé cinq jours dans un réfrigérateur.

Aux Etats-Unis, le Dr. Jose Romero, président du Comité consultatif sur les pratiques en matière d'immunité des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a déclaré que les responsables américains suivraient de près l'expérience britannique en termes de logistique sur ce vaccin afin d'en tirer des leçons.

"Je suis personnellement intéressé par la manière dont ils vont le distribuer et comment leurs systèmes de transport, notamment les plateaux de glace sèche qui contiennent ce vaccin, se comportent en condition réelle", a-t-il déclaré sur CNN.

"Est-ce que cela permet de maintenir le vaccin au froid? Y a-t-il des problèmes particuliers quand le vaccin est acheminé d'un point central vers le public? Nous pouvons en tirer des leçons et ajuster nos plans si nécessaire", a-t-il ajouté.

Boris Johnson a déclaré le mois dernier que le Royaume-Uni avait commandé 40 millions de doses à Pfizer, soit suffisamment pour vacciner un peu moins d'un tiers de la population britannique puisqu'il doit être administré en deux fois.

La priorité devrait aller aux personnes âgées et au personnel soignant.

Outre l'alliance Pfizer/BioNTech, Moderna MRNA.O a aussi développé un vaccin à ARN messager avec une efficacité affichée de 94% tandis qu'AstraZeneca AZN.L a produit un vaccin reposant sur une technologie traditionnelle, efficace jusqu'à 90% et 70% en moyenne. Ces deux vaccins, dont les résultats ont été présentés après ceux de Pfizer-BioNtech, n'ont pas encore obtenu la moindre autorisation.

(Avec Kate Kelland, Alistair Smout et Estelle Shirgon, Daniel Trotta et Doina Chiacu; version française Bertrand Boucey et Claude Chendjou, édité par Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse)

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