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Le rôle des télécommunications dans la transition climatique
information fournie par TRIBUNE LIBRE16/11/2021 à 14:09

Deepshikha Singh, Analyste Senior ESG,  La Française Sustainable Investment Research. (crédit photo : DR)

Deepshikha Singh, Analyste Senior ESG, La Française Sustainable Investment Research. (crédit photo : DR)

Par Deepshikha Singh, Analyste Senior ESG, La Française Sustainable Investment Research


L'analyse de l'impact du secteur des télécommunications en matière de carbone comprend à la fois une évaluation des risques climatiques et des perspectives de décarbonation pour les clients et l'économie au sens large. De nombreuses entreprises de télécommunications disposent de stratégies climatiques robustes pour gérer leurs propres émissions (Scopes 1 et 2) et sont bien alignées avec la trajectoire climatique de 1,5 °C prescrite par l'initiative Science Based Targets (SBT - objectifs fondés sur la science). Cependant, il y a des leaders évidents qui ont déjà atteint la neutralité carbone et puis il y a des retardataires, qui n'ont pas encore d'objectifs de neutralité carbone.

Le secteur présente un tableau contrasté en ce qui concerne les émissions indirectes (Scope 3). La bonne nouvelle est que les émissions en aval dépendent des ambitions climatiques locales/régionales/nationales. Les émissions seront progressivement éliminées à mesure que les utilisateurs migreront vers l'utilisation de plus en plus d'énergies renouvelables pour alimenter leurs appareils et leur consommation de données. La mauvaise nouvelle, en revanche, est que la plupart des acteurs du secteur sont à la traîne en ce qui concerne les émissions en amont. Très peu d'entreprises rendent correctement compte des émissions de la chaîne logistique, et encore moins ont des objectifs pour les maîtriser.

Un secteur performant dans la lutte contre le changement climatique

La consommation d'électricité renouvelable est le principal moyen par lequel le secteur peut se décarboner au niveau de ses propres émissions et de sa chaîne de valeur. Cette dernière est d'une importance cruciale, car les trois quarts des émissions de l'ensemble du secteur sont des émissions indirectes dans la chaîne de valeur. Il s'agit notamment de passer à des réseaux et services alimentés par une énergie entièrement renouvelable, ce qui peut se faire directement par la production de sa propre électricité ou indirectement par l'achat de certificats d'énergie renouvelable (CER) ou par la conclusion de contrats d'achat d'électricité (PPA) à long terme. Cependant, les PPA à long terme contribuent davantage à l'action en faveur du climat que l'achat de CER, en particulier en dehors des marchés locaux.

Les grands opérateurs mondiaux peuvent également faciliter la transition climatique à travers une série de mesures. Les nouvelles évolutions du secteur telles que la 5G et l'internet des objets présentent des opportunités en matière d'efficacité carbone/énergétique pour les consommateurs des produits et services correspondants. Les « tower companies » portent l'efficacité énergétique pour le secteur lui-même grâce au partage des réseaux et à l'exploitation des économies d'échelle. À l'heure actuelle, l'impact de ces opportunités est toutefois limité pour le secteur.

Dans l'ensemble, le secteur est performant dans la lutte contre le changement climatique, l'industrie mobile étant l'un des premiers grands secteurs à se fixer volontairement un objectif de réduction des émissions fondé sur des données scientifiques. Vingt-neuf entreprises de télécommunications représentant 30 % des connexions mobiles mondiales se sont déjà engagées à atteindre des objectifs fondés sur la science (1). Plus de 50 opérateurs mobiles, représentant plus des deux tiers des connexions mobiles dans le monde, divulguent désormais leur impact climatique, leur consommation d'énergie et leurs émissions de GES via le CDP. Nous pensons que le secteur a encore un long chemin à parcourir, mais qu'il a un rôle central à jouer dans la « transformation verte et numérique ».


(1) GSMA | L'industrie des TIC s'accorde sur une voie scientifique historique pour atteindre zéro émission nette - Salle de presse


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