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Le repli des taux futurs américains est sans doute loin d'être terminé
Le Cercle des analystes indépendants27/06/2019 à 10:55

Jerome Powell, lors de la conférence de presse du 16 juin dernier. (crédit : Réserve fédérale)

Le consensus d'une croissance américaine résiliente, capable de se maintenir aux environs de 2,5 % cette année et 2 % l'an prochain, selon le consensus de ces derniers mois, risque d'avoir rapidement du plomb dans l'aile à en juger par la rapidité avec laquelle les indicateurs avancés en provenance des États-Unis se détériorent. Le pic des profits maintenant dépassé, comme il ressort des comptes nationaux du premier trimestre, le risque est bel et bien, en effet, que l'économie américaine subisse un vrai coup de froid. Si ce diagnostic constitue une bonne raison pour que la FED assouplisse sans tarder sa politique monétaire, rien ne permet de dire jusqu'où il faudra qu'elle aille ni avec quel délai les baisses de taux permettront de stabiliser la situation conjoncturelle. C'est le prix à payer d'un cycle particulièrement long, à bien des égards saturé, que de réduire l'élasticité de la demande à la baisse des taux d'intérêt, en effet. 

(source : RF Research, Macrobond)

En l'absence de respiration conjoncturelle, du type de celles qu'occasionnent les épisodes récessifs, qui se caractérisent par une baisse de la demande et des taux d'endettement, l'assouplissement monétaire que s'apprête à mener la FED a toutes les chances de n'avoir qu'un effet réduit sur la croissance à venir. Car pour être efficaces, les baisses de taux d'intérêt de fin de cycle requièrent traditionnellement deux conditions que l'environnement des prochains mois aura vraisemblablement du mal à assurer :
1-    une amélioration des gains de productivité et de la rentabilité des entreprises 
2-    un accroissement de l'offre de crédit.
La première n'est accessible que par deux moyens : un choc positif de croissance, que rien, pas même un accord commercial avec la Chine, ne laisse aujourd'hui envisager, ou une baisse significative des coûts salariaux, autrement dit, de l'emploi qui, si elles se produit nuira dans un premier temps à la demande et à la solvabilité des ménages.

(source : RF Research, Macrobond)

La seconde n'est pas seulement une fonction de l'évolution des taux d'intérêt. L'offre de crédit est également conditionnée par le degré de pentification de la courbe des taux d'intérêt et la solvabilité des agents, particuliers en tout premier lieu. C'est en fonction de ces deux prérequis que les banques répercuteront plus ou moins fidèlement la baisse des taux d'intérêt aux particuliers. Or, la montée récente des taux de défaut des crédits à la consommation, ne va assurément pas dans la bonne direction. Il se pourrait bien, dans ce contexte, que les banques profitent de cette situation pour accroitre leurs marges et ne répercutent, de facto, qu'avec parcimonie la baisse du loyer de l'argent qu'occasionnerait un assouplissement de la politique de la FED.

(source : RF Research, Macrobond)

On le comprend, la FED devra faire davantage pour contrer les forces de fin de cycle qu'un simple ajustement ponctuel de ses taux directeurs, peut-être davantage même que ce qui est aujourd'hui intégré par les marchés à terme. Vu sous cet angle, la réaction très positive des marchés d'actions au changement de posture de la FED semble assez largement conciliante, et la tentative de repentification des courbes de taux d'intérêt apparaît bien précoce. Les risques que les perspectives en présence soient encore trop optimistes semblent au total non négligeables ce qui suggèrerait de nouvelles baisses significatives des taux futurs à venir, en dépit du chemin déjà parcouru ces dernières semaines. De telles perspectives sont a priori plus favorables aux ours de l'or qu'à celui du dollar...

(source : RF Research, Macrobond)

Véronique Riches-Flores, économiste indépendante, fondatrice de RichesFlores Research (www.richesflores.com), membre du Cercle des Analystes Indépendants

2 commentaires

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  • frk987
    29 juin08:42

    On ne règle rien pour un proche avenir à baisser des taux déjà trop bas, remarquons qu'aux US ils ne sont pas négatifs, on est loin du délire de la BCE.

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