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Le niveau de risque est très élevé sur les marchés d'actions
Le Cercle des analystes indépendants04/07/2018 à 14:34

Depuis le début de l'année les risques qui pèsent sur les marchés d'actions ne cessent d'augmenter. Dans la sphère réelle, les signes de ralentissement économiques se multiplient en Chine, au Japon,  en Grande Bretagne et en Europe. Manifestement, le haut de cycle a été atteint à la fin de l'année 2017. Les taux de croissance de l'année 2018 seront plus faibles que ceux de 2017 dans tous ces pays.
 

Les taux de croissance de l'année 2018 seront plus faibles que ceux de 2017 dans tous ces pays. Source: FactSet et Valquant


Source : Factset et VALQUANT EXPERTYSE


Au niveau politique, l'activisme de M. Trump a finalement débouché sur un conflit commercial en bonne et due forme, qui a commencé début juin. Tous les flux commerciaux semblent désormais menacés par les mesures protectionnistes américaines et les contremesures prises par ses partenaires.

Les entreprises font leurs comptes et ils sont négatifs. En Europe, la crise politique institutionnelle italienne a finalement débouché sur un gouvernement improbable, union des deux extrêmes les plus populistes, qui promet bien des vicissitudes dans les mois qui viennent, notamment lors de l'examen du projet de budget italien par la Commission Européenne. Les difficultés de Mme Merkel à constituer et à gérer la coalition de gouvernement ne lui permettront pas d'avoir les coudées franches pour construire avec M. Macron cette avancée institutionnelle majeure dont l'Europe a tant besoin. Quant au Brexit, il s'achemine vers une version « hard », car les négociateurs se regardent désormais en chiens de faïence, dans l'attente de la « dead line » de la fin du mois de mars 2019. Un Brexit sans accord serait très défavorable à la croissance ; le Brexit est un jeu à somme négative, mais un « hard »  Brexit serait un jeu à somme très négative...

Evidemment, cette ambiance de haine et d'incertitude ne favorise pas le commerce,  l'investissement des entreprises et la consommation des ménages. Elle contribue à progressivement dégrader la psychologie des acteurs de l'économie et des investisseurs. Elle est finalement, peut-être, la cause principale du retournement de la conjoncture économique mondiale.
En parallèle, dans la sphère financière, on a assisté aussi à une dégradation du contexte de l'investissement.

Les banques centrales ont confirmé la normalisation progressive de leurs politiques monétaires. Aux USA, le successeur de Mme Yellen, M. Powell, ne peut que remonter les taux d'intérêt. Il y aura 4 hausses de taux en 2018, et 3 bien d'autres  encore en 2019. En d'autres termes la Fed devient moins « accommodante », la liquidité progressivement devient moins abondante. C'est probablement pour cela que le dollar ses apprécié depuis le début de l'année. En Europe, M. Draghi a réussi un extraordinaire tour de passe-passe. Il a fait  « oublier » la fin du Quantatative Easing pour janvier prochain, en donnant au marché une pseudo visibilité sur les taux directeurs de la BCE jusque quasiment la fin de son mandat (fin 2019). Cela constitue aussi une dégradation des conditions de liquidité, alors que, probablement, c'est bien le gonflement du bilan de la BCE qui a permis le maintien des taux d'intérêt à un niveau aussi bas au cœur de l'Europe.

Le gonflement du bilan de la BCE a permis le maintien des taux d'intérêt à un niveau aussi bas. Source: FactSet et Valquant


 Source : Factset et VALQUANT EXPERTYSE


Quant à la maturation du cycle financier, 3 institutions ont récemment fait part de leur préoccupation : sur l'imminence d'une correction de marché pour la Banque de France, sur les problèmes de liquidité pour le Financial Stability Board et sur l'impréparation des banques européennes au Brexit pour l'Association des Banques Européennes.

Evidemment, le pire n'est jamais certain. On peut se rassurer en considérant que toutes ces informations sont connues et « pricées » dans le marché. On peut se mettre à rêver d'un sommet USA-Chine - Europe pour discuter dans le calme des droits de douanes. Et de l'annonce demain matin d'un accord sur le Brexit....

Si nous prenons comme règle de conduite de toujours exclure les scénarii catastrophe, il faut quand même être lucide.

Que ce soit en réaction à la nouvelle frasque du Président des USA, ou à un clash entre les négociateurs du Brexit, ou encore à de déclarations tonitruantes du gouvernement italien, nous craignons une correction de 5 à 10% sur les actions européennes dans les prochaines semaines.

Eric Galièque - Valquant Expertyse - www.valquant.fr

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