(Actualisé avec détails, contexte)
L'ayatollah Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien, a samedi brandi la menace de la vengeance de son prédécesseur - et père - assassiné, tout en précisant que cela dépendrait non seulement de l’Iran, mais aussi des "peuples libres du monde entier".
Dans son premier message public depuis que les cérémonies funéraires pour son père, l'ayatollah Ali Khamenei, ont commencé il y a une semaine, la déclaration, lue à la télévision d'État, affirme que la vengeance était "la demande de la nation" et qu'elle "devait assurément" avoir lieu.
Les cérémonies funéraires de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, ont été organisées plusieurs mois après sa mort intervenue le 28 février, premier jour frappes aériennes américano-israéliennes sur l'Iranet début de l'actuel conflit.
"Nous nous engageons à venger le sang du guide martyr et de tous les martyrs de ces deux guerres face à ces assassins criminels et infâmes", déclare Mojtaba Khamenei.
Ce dernier qui, selon des sources haut placées, aurait subi des défigurations au visage et d’autres blessures lors des frappes du 28 février, n’a pas été vu par les Iraniens depuis sa nomination au poste de guide suprême le 8 mars.
"Que nous soyons là ou non, cela sera accompli, et bientôt, chaque personne libre à travers le monde accomplira une partie de cette mission divine", ajoute Mojtaba Khamenei.
L'idée de vengeance brandie par le guide suprême intervient à un moment de regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis.
Le président américain Donald Trump a ainsi déclaré vendredi qu'il avait demandé à l'armée américaine de se tenir prête à lancer des frappes contre l'Iran si le gouvernement de Téhéran tenter d'assassiner le président des Etats-Unis.
"Mille missiles sont prêts, chargés et tournés vers la République islamique d'Iran, et des milliers d'autres et encore davantage suivront immédiatement si le gouvernement iranien mettait sa menace d'assassiner ou de tenter d'assassiner le président des Etats-Unis en exercice, actuellement, moi", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Avant ces propos, Donald Trump avait assuré que l'Iran avait demandé la poursuite des pourparlers avec Washington et que les États-Unis avaient accepté, tout en réaffirmant que le cessez-le-feu de juin était "terminé" après les échanges de tirs cette semaine dans le détroit d'Ormuz.
Aucune attaque n'a toutefois été signalée vendredi ni tôt ce samedi matin, et une source iranienne de haut rang a déclaré à Reuters qu'une conférence téléphonique entre l'Iran, les États-Unis, le Qatar et le Pakistan avait été convenue.
Les médiateurs s'efforcent de l'organiser pour samedi, pendant le séjour du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi à Oman, où il est arrivé afin de discuter des dispositions à prendre pour garantir la sécurité du passage des navires dans le détroit d'Ormuz.
(Enas Alashray and Ahmed Elimam, Version française Benoit Van Overstraeten)

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