( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / MONICA SCHIPPER )
Le groupe américain de cosmétiques et parfums Coty (Marc Jacobs, Calvin Klein, Rimmel, Bourjois...) prévoit de supprimer 155 postes sur 200 en France, ont indiqué vendredi à l'AFP des sources syndicales, la société confirmant de son côté avoir "proposé d'adapter son modèle opérationnel" dans le pays.
Cette "proposition", décidée après un "examen de ses activités", s'inscrit "dans la stratégie de Coty visant à mettre en place une organisation plus simple, plus ciblée et plus durable", a indiqué un porte-parole du groupe dans une déclaration transmise à l'AFP, sans commenter les chiffres avancés par des représentants de la CGT et la CFDT.
"Cela comprend un plan de restructuration de l'activité beauté et une révision du modèle opérationnel pour les produits de +prestige+ en France", a-t-il ajouté, rappelant que le projet était soumis au droit du travail français.
En pleine transformation, Coty avait annoncé l'année dernière le lancement d'une revue stratégique de sa division de cosmétiques grand public pour se recentrer sur la parfumerie avec le rapprochement des divisions de parfums "prestige" et "grand public", après avoir évoqué des restructurations devant toucher quelque 700 postes.
Le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) dévoilé vendredi pour la France a été présenté "en quelques minutes" mardi matin aux salariés, qui "accusent le coup", a déploré auprès de l'AFP une source au sein de la CGT.
"C'est très violent", a abondé une source à la CFDT, évoquant 152 licenciements, "trois" des "155 postes touchés" étant "vacants".
Coty emploie quelque 200 personnes en France, dont une centaine basée à Paris (marketing, commerce, chaîne d'approvisionnement), et une cinquantaine de "vendeurs et promoteurs" sur le terrain, d'après la CGT. Près d'une centaine de postes dédiés aux ventes dans les grandes surfaces vont disparaître, selon elle.
Mercredi, Coty a publié un bénéfice en hausse de juillet à fin septembre (+64%), soutenu par la demande dans ses marchés principaux ainsi que la vente d'une de ses licences, à 106 millions de dollars.
Les sources syndicales contactées par l'AFP soupçonnent le groupe de vouloir "liquider le personnel" pour revendre plus facilement les marques de cosmétiques comme Bourjois et Rimmel.
Dans l'attente d'une réunion d'information fin novembre, elles envisagent un rassemblement à Paris devant le siège du groupe.
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