Le déficit du budget de l'Etat français s'est creusé fin août notamment du fait de l'augmentation de la charge de la dette liée à la hausse des taux d'intérêt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.
Le déficit du budget de l'Etat français s'est creusé fin août notamment du fait de l'augmentation de la charge de la dette liée à la hausse des taux d'intérêt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.
Au 31 août, le solde général d'exécution de l'Etat s'établissait à -159,6 milliards d'euros, à comparer avec -157,5 milliards d'euros un an plus tôt, soit une dégradation de 2,2 milliards.
Dans un communiqué, Bercy explique que cet écart résulte d'un accroissement de la charge de l'endettement public dû à la remontée des rendements obligataires et à l'inflation, mais aussi à l'accroissement des dépenses militaires et à la progression de la charge sur le service public de l'énergie (CSPE).
Au total, les dépenses du budget général ressortent à 313,4 milliards d'euros, contre 300,4 milliards fin août 2025, soit une hausse de 13 milliards d'euros à périmètre courant d'une année sur l'autre et de 14,5 milliards à périmètre constant.
Dans le même temps, les recettes ont augmenté à 224,9 milliards d'euros, contre 216,3 milliards à fin août 2025. Le solde des comptes spéciaux ressort, lui, à -25,2 milliards d'euros.
Légère détente des rendements
Ces chiffres paraissent alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu a présenté son projet de budget pour 2027 avec l'objectif de ramener le déficit public à 5% du PIB, contre 5,4% prévu cette année, en s'appuyant sur un effort basé sur une maitrise des dépenses à hauteur de 70% et une hausse des recettes pour 30%.
Le gouvernement se cale sur des prévisions économiques basées sur une croissance économique limitée à 0,5% pour 2026 puis de 1% en 2027.
"La France dispose aujourd'hui de marges de manoeuvre très limitées", rappelle ce matin Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade.
"Dans un environnement de taux durablement élevés, une réduction même modeste du déficit en 2027 enverrait un premier signal aux investisseurs, mais elle ne suffirait pas à dissiper les inquiétudes", souligne l'analyste.
Sur le compartiment obligataire, le rendement des OAT françaises à 10 ans se détendait nettement ce matin, cédant 11 points de base à 4,74% tandis que celui des Bunds allemands à même échéance perdait quatre points à 3,45%, donnant un "spread" de 129 points très inférieur aux 150 points atteints vendredi dernier, mais toujours à des plus hauts depuis 2011.
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