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Le ''Brexit'' ne serait pas synonyme de récession au Royaume-Uni

Boursorama21/06/2016 à 12:38

En cas de ''Brexit'', le Royaume-Uni ne devrait pas connaître de récession et l'économie européenne ne connaîtrait qu'une amputation marginale de sa croissance.

Depuis plusieurs semaines, les économistes tirent la sonnette d’alarme au sujet du « Brexit », dont les conséquences économiques sont jugées largement néfastes. Pourtant, sans minimiser ces alertes, un examen approfondi des prévisions révèle que le Brexit ne serait pas synonyme de récession.

Le suspense se réduit depuis ce week-end sur l’éventualité du « Brexit » : celui-ci n’aura probablement pas lieu, à en croire l’évolution des derniers sondages. Tel est en tout cas le scénario désormais pris en compte par les marchés (+3,50% sur le CAC40 lundi) et les bookmakers (qui parient largement sur une victoire du « Remain »).

Il est cependant trop tôt pour clore le sujet : le vote de jeudi approche et les sondages restent incertains, notamment du fait de l’importante proportion d’indécis qui ressort à chaque enquête d’opinion.

Une chose est sûre : pour le gouvernement de David Cameron comme pour les banquiers de la City, la seule crainte est de voir le « Brexit » l’emporter. Et pour cause : les économistes sont presque unanimes et prévoient un impact négatif sur l’activité britannique et européenne en cas de divorce.

Encore faut-il y regarder de près dans les prévisions des économistes pour mieux comprendre ce que signifient les chiffres parfois alarmants qui ont pu être établis à ce sujet.

Que disent exactement les prévisions économiques de l’OCDE ?

L’OCDE alerte depuis la fin du mois d’avril sur les conséquences économiques du Brexit, et les chiffres avancés paraissent en effet impressionnants. Dans ses estimations, l’organisation internationale entrevoit une amputation du PIB britannique d’environ 5% à l’horizon 2030 en cas de sortie de l’UE. Rapporté au nombre d’habitants, le manque à gagner serait de 3.000 euros par foyer. Plus proche de nous, le PIB britannique perdrait 1,4% à l’horizon 2018 et 3,2% à l’horizon 2020.

Que les choses soient claires : ces chiffres ne veulent évidemment pas dire que le Royaume-Uni connaîtra une récession de -1,4% en 2018, -3,2% en 2020 et -5% en 2030. Ces chiffres ne représentent que la différence de niveau entre le PIB britannique attendu en cas de « Brexit » et en cas de maintien dans l’UE.

Par exemple, sur les perspectives 2018, le chiffre de -1,4% communiqué par l’OCDE peut se décomposer de manière schématique en un impact sur la croissance de -0,4% en 2016, -0,5% en 2017 et -0,5% en 2018. On retrouve ainsi le cumul de -1,4% à l’horizon 2018, à quelques approximations près.

Par ailleurs, étant donné que les prévisions de croissance du Royaume-Uni restent globalement stables autour de +2%/an jusqu’en 2018 en cas de maintien dans l’UE, l’OCDE prévoit donc, en cas de « Brexit », une croissance de l’économie britannique de l’ordre de 1,6% en 2016, 1,5% en 2017 et 1,5% en 2018.

Sans parti pris, cette explication traduit le fait que, d’après les chiffres communiqués par l’OCDE, le « Brexit » ne serait pas synonyme de récession économique au Royaume-Uni.

L’impact économique pourrait rester fort au Royaume-Uni, mais sans récession

Pour Christophe Donay, responsable de la recherche économique chez Pictet Pictet Wealth Management, l’impact économique du « Brexit » sur l’économie britannique pourrait cependant être plus fort que ne l’estime l’OCDE.

Sur un horizon de temps d’environ 4 à 5 ans, l’impact négatif du « Brexit » sur le PIB britannique est estimé à -3 ou -4% par Pictet WM dans le cas d’une renégociation « favorable » des accords de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE. Autrement dit, l’impact négatif serait d’environ -0,8%/an sur la croissance britannique, qui passerait d’environ +2%/an à environ +1,2%/an. La croissance resterait positive.

Dans le cas d’une renégociation « défavorable » des accords, l’impact négatif sur le PIB britannique serait plutôt de l’ordre de -7 à -8% sur la même période selon Christophe Donay, soit un impact négatif de l’ordre de -1,6%/an. Dans ce cas, la croissance britannique serait de seulement 0,4% par/an en moyenne pendant 4 à 5 ans. Encore une fois, le Royaume-Uni échapperait à la récession, mais tomberait dans une période prolongée de marasme économique, avec une croissance proche de celle connue en France dans les années 2012-2014.

La cause de ce marasme serait notamment monétaire et fiscale, avec une chute de la valeur de la livre sterling sur les marchés, accompagnée d’une détérioration du solde budgétaire britannique qui nécessiterait des augmentations d’impôts, pénalisant la croissance.

Faible impact sur l’économie européenne et surtout mondiale

L’équipe de recherche économique de Pictet WM estime cependant que l’impact du « Brexit » resterait mesuré au sein de l’Union européenne.

Dans le scénario du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE, l’économie européenne est attendue en croissance de 1,8% à la fois en 2016 et en 2017. En cas de « Brexit », Pictet WM ampute ses prévisions de seulement 0,2% en valeur absolue, revenant à une croissance européenne de 1,6% cette année ainsi que l’année prochaine.

En somme, à court terme, « L’impact du Brexit sur la croissance européenne resterait limité et ne serait pas dramatique » estime Christophe Donay.

A plus grande échelle, la sortie du Royaume-Uni n’aurait presque aucun impact économique à l’échelle mondiale. « Le Royaume-Uni, c’est 2% du PIB mondial » rappelle l’économiste, « et quelques pourcents d’impact négatif sur quelque chose qui représente 2% du total, c’est très faible, c’est peanuts ».

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.


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