Le brut s'est imposé comme un narratif dominant des derniers jours, porté par les tensions au Moyen-Orient. L'assouplissement américain sur l'énergie russe a compliqué l'équation, mais pas changé la donne. Le Brent frôle les 110 USD/bbl.
Les deux principales références pétrolières, le Brent et le WTI, évoluent sur des niveaux proches de leurs plus hauts de cinq mois. Le moteur principal reste l'inquiétude sur les flux d'hydrocarbures en provenance du Moyen-Orient. Il faut y ajouter les tensions sur certains produits spécifiques, comme le kérosène et le diesel, qui viennent compliquer l'équation.
Sur le front de l'offre, la production norvégienne apporte un signal mitigé. La production combinée de pétrole et de gaz de la Norvège s'est établie en septembre à un niveau inférieur de 4% aux prévisions officielles, le déficit portant essentiellement sur le gaz naturel. Ce chiffre, publié par la Direction norvégienne de l'offshore, rappelle la variabilité structurelle de l'offre européenne et renforce la sensibilité du marché à tout aléa géopolitique. Par ailleurs, la visite du secrétaire d'Etat Marco Rubio en Inde, où le pétrole russe figure explicitement à l'ordre du jour, illustre la complexité des flux commerciaux qui se reconfigurent depuis que la Maison Blanche a décidé de renoncer aux nouvelles sanctions visant la Russie.
Les conséquences d'un pétrole coûteux sont nombreuses. La principale est un effet inflationniste qui pèse sur la totalité de l'économie, et qui peut nécessiter des réponses monétaires par le biais des taux directeurs. Le monde en fait actuellement l'expérience.
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