Le groupe IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a annoncé vendredi un bénéfice net en recul de 35% au deuxième trimestre, à 732 millions d'euros, plombé par le coût du kérosène qui s'est envolé avec la guerre au Moyen-Orient.
( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
Le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels a diminué de 16,3% à 1,4 milliard d'euros, "principalement en raison de l'impact de la hausse des coûts du carburant", a détaillé le groupe dans un communiqué.
IAG avait vu son bénéfice s'envoler au premier trimestre mais prévenait déjà que l'impact de la guerre au Moyen-Orient se traduirait par des bénéfices annuels inférieurs à ceux qui avaient été initialement anticipés.
"Nous sommes bien placés pour faire face à ces vents contraires de court terme", a insisté le directeur général, Luis Gallego, citant "les marques de premier plan" d'un groupe qui détient aussi les compagnies Vueling et Aer Lingus.
Mais les résultats du deuxième trimestre sont encore moins bons qu'anticipé par le marché et le titre d'IAG à la Bourse de Londres reculait de 2,6% vendredi matin en débuts d'échanges.
Le groupe dit s'attendre à ce que la demande de voyages sur l'ensemble de son réseau reste soutenue, mais prévient que sa capacité, c'est-à-dire le nombre de sièges proposés à la vente, ne progressera pas cette année par rapport à 2025, contrairement à ce qu'elle avait initialement anticipé.
La guerre contre l'Iran lancée fin février par les Etats-Unis et Israël a fait flamber les cours du pétrole et grimper les prix du kérosène, l'un des principaux postes de dépenses des compagnies aériennes.
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