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La "REF" du Medef s'ouvre sous le signe du "courage" et de la présidentielle
information fournie par AFP 26/08/2026 à 11:24
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Le patron du Medef Patrick Martin lors de la REF 2025, à Paris ( POOL / Thibaud MORITZ )

Le patron du Medef Patrick Martin lors de la REF 2025, à Paris ( POOL / Thibaud MORITZ )

L'événement de rentrée du Medef, la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), s'ouvre mercredi sous le thème du "courage", en attendant un débat jeudi en clôture avec les sept principaux candidats à la présidentielle, qui évoqueront leurs idées pour l'économie.

À huit mois de l'élection présidentielle, le rendez-vous annuel de l'organisation patronale prend une dimension particulièrement politique, qui se traduit par une affluence record.

Le Medef n'a pour l'instant pas l'intention de soutenir tel ou tel, faute de connaître "la réalité et le détail des programmes", a déclaré mercredi sur France Inter son président, Patrick Martin.

"On est démocrates et on se pliera au vote", a-t-il assuré. Dans le Parisien du jour, il affirme aussi : "Nous travaillerons avec ceux que les Français auront portés aux responsabilités, que cela nous plaise ou non : on n'a pas d'autre choix que d'être pragmatiques et de nous adapter aux circonstances".

Pour autant, le Medef a bien l'intention de pousser Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier à en dévoiler un peu plus, sur le court central du stade de Roland-Garros, où se tient l'événement depuis l'an dernier.

Les candidats répondront aux questions de cinq dirigeants de PME élaborées à partir d'une consultation menée pendant trois mois auprès de 66.000 chefs d'entreprise, et dont le Medef a publié les résultats mardi.

Sans même qu'on leur avance un nom de vainqueur possible, seuls 17% des chefs d'entreprise interrogés se disent optimistes (dont 2% très optimistes) face aux effets de la politique économique du prochain président, et 82% sont pessimistes, dont 29% très pessimistes.

"Traduction concrète"

Mardi dans un communiqué, le Medef estimait que "les enseignements de la consultation doivent trouver une traduction concrète dans la campagne présidentielle".

Il attend que "chaque candidat précise ce qu'il entend proposer pour redresser l'économie du pays et quelle place il entend donner aux entreprises".

Car "le débat économique ne peut plus avoir pour seul horizon de nouvelles hausses d'impôts et toujours plus de contraintes pour les entreprises", souligne le mouvement.

Patrick Martin s'agace régulièrement de voir les entreprises être selon lui "la variable d'ajustement" du budget, faute de majorité à l'Assemblée nationale depuis 2024.

Sous son impulsion, depuis 2023, le premier mouvement patronal a cherché à se positionner comme un acteur du débat public, au-delà des seules revendications des entreprises, ces dernières années.

Il multiplie les propositions et travaux chiffrés sur les finances publiques, la santé, l'emploi des jeunes, la protection sociale ou la démographie.

"Il a fallu faire des choix"

Cette stratégie traduit une volonté de "remettre de la rationalité dans le débat", comme le dit régulièrement Patrick Martin, qui ne cache pas trouver les responsables politiques trop focalisés sur le court terme et insuffisamment attentifs aux enjeux de compétitivité, dette publique ou réindustrialisation.

Le thème choisi cette année, "le courage", s'inscrit dans cette logique. Dans un entretien à La Tribune Dimanche, Patrick Martin estimait ce weekend que "le courage ne consiste pas à tout changer pour que rien ne change", mais à dire aux Français que la préservation du modèle social suppose de "remettre le travail au cœur de notre ambition collective".

Outre ce débat présidentiel, la REF accueillera notamment la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le ministre de l'Économie Roland Lescure et le directeur exécutif de Stellantis, Antonio Filosa.

D'autres candidats possibles ou déclarés à la présidentielle figureront dans des tables rondes ou discussions (Fabien Roussel, David Lisnard, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne, le député socialiste Philippe Brun, Xavier Bertrand…).

Mais ils n'auront pas droit au grand débat. "Vous ne pouvez pas mettre tous les candidats potentiels ou déclarés sur une même scène, il a fallu faire des choix", explique-t-on au Medef.

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