(NEWSManagers.com) - Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies) vient de publier ce 20 mars le dernier rapport de synthèse de son sixième rapport d’évaluation, démarré en 2015. Selon ce document, présenté à Interlaken en Suisse, les résultats du réchauffement sont déjà évidents : augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les précipitations intenses et les épisodes de sécheresse. Et chaque augmentation de la température moyenne accélère et aggrave ces phénomènes, rappellent les scientifiques du Giec.Ce rapport regroupe toutes les informations clés des publications précédentes du sixième cycle d’évaluation. « Le rythme et l’ampleur des mesures prises jusqu’à présent, ainsi que les projets actuels, sont insuffisants pour lutter contre le changement climatique », avertit l’organisme intergouvernemental. Il faut une réduction des émissions profondes et soutenables dans tous les secteurs afin de limiter le réchauffement climatique au seuil de moins de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.Les experts du Giec ajoutent que nous possédons déjà des outils nécessaires pour réduire rapidement les émissions. Il s’agit d’un développement intégrant les mesures de résilience au changement climatique. Cela comprend l’adoption à l’échelle massive des énergies propres et le renforcement des réseaux de transports publics, par exemple. « Même s’il y a assez de capital, pourquoi celui-ci n’est pas alloué pour résoudre les problèmes urgents liés au climat? » Sur le plan financier, le groupe intergouvernemental rappelle que le financement de l’action climatique, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, doit augmenter d’un facteur de 3 à 6 fois par rapport au niveau actuel. Le problème central est donc une question d’allocation plutôt qu’un manque de ressources. Il y a suffisamment de capital au niveau mondial pour répondre à l’urgence climatique, indique le Giec. « Or l’insuffisance et une mauvaise allocation du capital freinent nos progrès », explique Christopher Trisos, l’un des auteurs de ce dernier rapport, conçu pour informer les décideurs politiques.Le Giec appelle les gouvernements à réduire les obstacles du financement pour l’action climatique « par le biais de financements publics et de signaux clairs adressés aux investisseurs ». Le groupe demande également aux investisseurs, banques centrales et régulateurs financiers de jouer leur rôle dans cette démarche. « Même s’il y a assez de capital [dans le monde], pourquoi celui-ci n’est pas alloué pour résoudre les problèmes urgents liés au climat? », s’interroge Hoesung Lee, le président du Giec.Enfin, le rapport rappelle l’injustice du changement climatique. « Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique sont touchés de manière disproportionnée », explique Aditi Mukherji, l’une des 93 auteurs de ce rapport de synthèse. Elle souligne l’importance de la justice climatique car la moitié de la population mondiale habite dans des régions qui sont le plus vulnérables au changement climatique.Créé en 1988 par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le Giec a pour mission d’examiner et d’évaluer les données scientifiques, techniques et socio-économiques publiées au niveau mondial pour la compréhension des changements climatiques. Le groupe intergouvernemental synthétise ces informations à travers des rapports divers, destinés aux décideurs politiques et au grand public.
La mauvaise allocation de la finance freine le progrès de l’action climatique
information fournie par Agefi Asset Management 28/03/2023 à 11:00
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