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La Chine va rester un sujet de tension en 2016 (Natixis GAM)
Boursorama18/12/2015 à 09:24

Les risques liés à la Chine restent au coeur des débats, certains envisageant ''une stabilisation'' de son économie, quand d'autres y voient un risque financier majeur pour 2016.

Partagés entre optimisme et prudence, les économistes et stratégistes de Natixis Global Asset Management soulèvent plusieurs risques et opportunités qui devraient faire l'actualité des marchés en 2016. Le débat reste entier sur l'impact des émergents et surtout de la Chine.

En 2016, « nous pensons que les investisseurs seraient bien avisés de maintenir des attentes modestes, en termes de rendement, pour l'ensemble de leur portefeuille. Selon nous, les rendements des actions devraient être positifs, à défaut d'être spectaculaires » l'an prochain, estime David Lafferty, stratégiste chez Natixis GAM.

Le gérant anticipe un rendement des marchés actions situé  « entre 5% et 9% » l'an prochain, le « rendement » étant une notion comprenant à la fois l'évolution des cours de bourse et le détachement des dividendes d'entreprises.

Parmi les facteurs limitant les rendements à attendre du marché, le stratégiste avance « une croissance limitée des résultats, des marges déjà très élevées et des titres déjà pleinement valorisés ».

Suite à la hausse des taux de la Fed annoncée hier, et vouée à se poursuivre paisiblement en 2016, « nous anticipons une augmentation de la volatilité [sur les marchés], car les sociétés devront s'adapter à  l'augmentation du coût du capital », ajoute-t-il.

En-dehors des actions, « le marché obligataire est également en demi-teinte », explique-t-il. « Avec des rendements initiaux faibles et une perspective d'augmentation progressive des taux d'intérêt, les obligations de qualité élevée auront des difficultés à générer des rendements positifs », explique-t-il.

Malgré tout, l'année prochaine pourrait réserver quelques bonnes surprises. « 2016 pourrait marquer l'année de la reprise sur les marchés émergents. Le ralentissement de la Chine, qui représente le catalyseur principal des perturbations des [émergents], semble se stabiliser », remarque-t-il.

Le stratégiste estime que les inquiétudes relatives à l'impact du dollar fort sur les pays émergents sont « exagérées ». « Après avoir sous-performé les marchés développés pendant la majeure partie des trois dernières années, les valorisations sur les marchés émergents semblent à nouveau intéressantes », estime-t-il.

Le risque chinois reste un grand sujet de débat

Tel n'est pas vraiment l'avis de Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM, qui s'attend plutôt pour sa part à « la poursuite d'ajustements marqués en Chine et dans les pays émergents » l'année prochaine, avec un « taux de croissance [qui] restera bas par rapport à ce qui a été enregistré par le passé ».

En effet explique-t-il, la Chine « passe d'une économie portée par les investissements et les exportations à une économie tirée par la consommation. Il existe donc un risque de rupture significative. C'est ce que nous avons constaté au début des années 1990 au Japon et à la fin de la même décennie en Corée du Sud. La Chine sera-t-elle touchée par une crise en 2016 ? C'est une bonne question. Il se peut que cette phase de transition en Chine soit chaotique. Cependant, elle est nécessaire » pour éviter les surcapacités et adopter un modèle de croissance plus stable.

L'économiste note également qu'en Chine, « l'offre excédentaire de biens immobiliers dans certaines  régions constitue un autre risque pour le pays » (risque de chute des prix de immobilier), alors que « les entreprises chinoises sont également très endettées, ce qu'il convient de surveiller ».

Envisageant l'an prochain la poursuite d'un relatif manque de dynamisme de l'économie mondiale, Philippe Waechter affirme : « Je ne pense pas que la Fed sera très motivée pour augmenter ses taux d'intérêt. Sa priorité sera de continuer à soutenir l'économie pour encourager la croissance », ce qui pourrait tout de même être un facteur de soutien pour les marchés actions.

Parmi les autres grands sujets pouvant avoir un impact sur les marchés, Philippe Waechter estime que l'inflation devrait rester très basse en Europe et aux Etats-Unis alors que les prix du pétrole ne devraient pas rebondir significativement. Enfin, l'économiste mentionne des « tensions géopolitiques croissantes » en lien avec la situation au Moyen-Orient. Pour autant, les investisseurs auront remarqué que ce sujet a été peu impactant sur les cours de bourse au cours des dernières années, ce qui pourrait se poursuivre à l'avenir.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

2 commentaires

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  • fquiroga
    17 décembre18:03

    vente de salades....pas fraiches

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