(Corrige le dernier paragraphe pour indiquer que les États-Unis représentent un tiers du bénéfice global de BMO, et non les deux tiers) par Nivedita Balu
TORONTO, 17 septembre (Reuters) - La Banque de Montréal (BMO)
BMO.TO met fin à ses activités de financement automobile de détail et se concentre sur d'autres domaines, ce qui entraînera un nombre non précisé de pertes d'emplois, a déclaré samedi la troisième banque du Canada.
Cette décision, applicable au Canada et aux États-Unis, intervient après que les provisions pour créances douteuses de BMO dans le secteur du commerce de détail ont grimpé à 81 millions de dollars canadiens (60 millions de dollars) au cours du trimestre terminé le 31 juillet , comparativement à un recouvrement de 9 millions de dollars canadiens il y a un an, signe du stress croissant auquel les consommateurs sont confrontés en raison de l'augmentation rapide des coûts d'emprunt.
"En mettant fin aux activités indirectes de financement automobile de détail, nous avons la possibilité de concentrer nos ressources sur les secteurs où nous pensons que notre position concurrentielle est la plus forte", a déclaré BMO dans un communiqué transmis à Reuters.
La banque travaille en étroite collaboration avec les employés qui seront touchés par les suppressions d'emplois afin de leur apporter son soutien.
Dans une lettre envoyée aux concessionnaires automobiles et consultée par Reuters, le directeur de l'activité, Paul Hunsley, a déclaré que la résiliation de l'accord avec les concessionnaires prendrait effet le 15 septembre, mais que la banque financerait tous les contrats soumis et approuvés avant cette date.
Dans le cadre de l'activité indirecte de financement automobile de détail, la banque fournit un financement au vendeur du véhicule plutôt que directement à l'acheteur, qui verse des mensualités au banque.
Les prêts bruts accordés dans le cadre de cette activité ont augmenté d'environ 34 % au troisième trimestre par rapport à l'année précédente, pour atteindre 17,36 milliards de dollars canadiens, ce qui représente 2,7 % de l'ensemble des prêts de la banque, selon le dernier rapport financier de BMO publié en août.
La hausse rapide des taux d'intérêt ralentit l'économie canadienne et les banques mettent de côté davantage de fonds pour faire face à une augmentation attendue des créances douteuses. Le mois dernier, BMO a déclaré que la provision pour pertes sur créances s'élevait à 492 millions de dollars canadiens, contre 136 millions de dollars canadiens un an plus tôt.
Elle a indiqué que les pertes commerciales dépréciées aux États-Unis avaient augmenté de 10 points de base par rapport au trimestre précédent, en raison d'une provision importante dans le secteur du commerce de détail.
BMO s'est tourné vers les États-Unis pour trouver de nouvelles voies de croissance alors que les marchés restent saturés au Canada, dépensant 16,3 milliards de dollars pour acquérir Bank of the West au début de l'année et s'étendre dans 32 États de l'ouest des États-Unis, y compris la Californie.
Les États-Unis représentent désormais plus d'un tiers des bénéfices globaux de BMO.

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