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L'Opep+ s'apprête à relever à nouveau ses quotas de production-sources
information fournie par Reuters 03/05/2026 à 10:16

L'illustration montre un modèle miniature de pompe à pétrole et le logo de l'OPEP

L'illustration montre un modèle miniature de pompe à pétrole et le logo de l'OPEP

par Alex Lawler, Olesya Astakhova et Ahmad Ghaddar

‌L'Opep+ devrait convenir dimanche d'une légère augmentation de sa production de pétrole, selon des sources, mais la hausse ​restera largement théorique tant que le conflit entre les États-Unis et l'Iran continuera de perturber l'acheminement du brut du Golfe.

Sept pays de l'Opep+ ont donné leur accord de principe pour relever leurs objectifs de production d'environ ​188.000 barils par jour (bpj) en juin, ce qui constituerait la troisième augmentation mensuelle consécutive depuis le début de la guerre contre l'Iran déclenché ​par les Etats-Unis et Israël le 28 février, ont précisé ⁠les sources.

Cette mesure vise à montrer que le groupe est prêt à augmenter l'offre dès que ‌la guerre prendra fin. L'Opep+ poursuit également ses projets d'augmentation de ses objectifs de production malgré le départ des Émirats arabes unis du groupe cette semaine, ont ajouté ​les mêmes sources.

Les sept membres qui se ‌réuniront dimanche sont l'Arabie saoudite, l'Irak, le Koweït, l'Algérie, le Kazakhstan, la ⁠Russie et Oman. Avec le départ des Émirats arabes unis, l'Opep+ compte 21 membres, dont l'Iran, mais seules ces sept Etats - plus les Émirats - ont participé aux décisions mensuelles de production ces dernières années.

La guerre en ⁠Iran et la fermeture du ‌détroit d'Ormuz qui en a résulté ont freiné les exportations des membres de l'Opep+ ⁠que sont l'Arabie saoudite, l'Irak et le Koweït, ainsi que celles des Émirats arabes unis. Avant le ‌conflit, ces pays étaient les seuls capables d'augmenter leur production au sein du groupe.

L'augmentation de ⁠la production restera largement symbolique tant que le trafic maritime dans le détroit ⁠d'Ormuz ne sera pas rétabli ‌et, même dans ce cas, il faudra plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour que les flux reviennent à ​la normale, ont déclaré des dirigeants du secteur pétrolier ‌du Golfe et des négociants mondiaux en pétrole.

Le blocage du détroit a propulsé les prix du pétrole à leur plus haut niveau ​depuis quatre ans cette semaine, au-dessus de 125 dollars le baril, alors que les analystes commencent à prévoir une pénurie généralisée de kérosène d'ici un à deux mois et une flambée de l'inflation à ⁠l'échelle mondiale.

La production de pétrole brut de l'ensemble des membres de l'Opep+ s'est établie en moyenne à 35,06 millions de bpj en mars, soit une baisse de 7,70 millions de bpj par rapport à février, a indiqué l'Opep dans un rapport publié le mois dernier. L'Irak et l'Arabie saoudite ont procédé aux réductions les plus importantes en raison de contraintes à l'exportation.

(Reportage Alex Lawler, Olesya Astakhova et Ahmad Ghaddar ; rédigé par ​Dmitry Zhdannikov, version française Benjamin Mallet)

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