Le logo de l'OPEP est visible au siège de l'OPEP à Vienne
L'Opep+ envisage une reprise des hausses de production de pétrole à partir d’avril, ont indiqué trois sources au sein de l'organisation, qui se prépare à une demande estivale record sur fond de tensions entre les États-Unis et l'Iran qui soutiennent les prix.
Cette reprise permettrait à l’Arabie saoudite et à d’autres membres de l'Opep, comme les Émirats arabes unis, de regagner des parts de marché à un moment où des membres tels que la Russie, le Venezuela et l'Iran font face à des sanctions occidentales et où une série de difficultés limite la production du Kazakhstan.
Huit producteurs de l'Opep+ - l'Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, le Koweït, l'Irak, l'Algérie et Oman - se réuniront le 1er mars.
Ces huit membres ont relevé leurs quotas de production d’environ 2,9 millions de barils par jour (bpj) d’avril à fin décembre 2025, soit environ 3 % de la demande mondiale, avant de geler toute nouvelle hausse prévue de janvier à mars 2026 en raison d’une consommation saisonnièrement plus faible.
Les trois sources au sein de l’Opep+, qui ont souhaité conserver l'anonymat, ont indiqué que les huit membres penchaient pour une reprise des hausses de quotas à partir d’avril. Trois autres sources, familières de la réflexion de l’Opep+, s’attendent également à une reprise des augmentations en avril.
Aucune décision n'a encore été prise et les discussions se poursuivront dans les semaines précédant la réunion du 1er mars, ont déclaré deux des sources de l'Opep+.
L'Opep et les autorités russes et saoudiennes n'ont pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.
L'Opep+, qui regroupe l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, produit environ la moitié du pétrole mondial.
Sur les marchés, la perspective d'une hausse à venir de la production a pesé brièvement sur les prix du pétrole. Le baril de Brent a touché un creux en séance à 66,89 dollars, avant de remonter à 67,57 dollars à 15h35 GMT, soutenu par la publication des chiffres de l'inflation aux Etats-Unis.
"Les intentions de l'Opep en matière de changements de production attirent toujours l'attention, surtout lorsqu'elles sont inattendues", observe Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
(Reportage Olesya Astakhovam Alex Lawler et Ahmad Ghaddar, version française Elena Smirnova, édité par Blandine Hénault)

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