Le graphique de l'indice allemand des prix des actions DAX est photographié à la bourse de Francfort
par Diana Mandia
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi, réduisant leurs gains initiaux à l'instar de Wall Street, malgré une séance marquée par les résultats encourageants de plusieurs grands noms de la cote.
A Paris, le CAC 40 a pris 0,33% à 8.340,56 points , après avoir inscrit en séance un record à 8.437,35 points.
A Francfort, le Dax a fini quasi inchangé (+0,01%) et à Londres, le FTSE 100 a reculé de 0,67%.
L'indice EuroStoxx 50 a fini en baisse de 0,40%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,54% et le Stoxx 600 a abandonné 0,49%.
Les Bourses européennes ont clôturé jeudi dans une certaine confusion, rattrapées par les pertes de Wall Street alors que les craintes sur le secteur technologique et les groupes susceptibles d'être affectés par le développement rapide de l'intelligence artificielle (IA) refont surface, malgré une séance plutôt optimiste après des résultats favorables d'une série de grandes entreprises du Vieux continent.
Les valeurs du luxe ont gagné 1,27%, parmi les secteur les plus performants de l'indice Stoxx 600, aidées par le groupe français Hermès, qui a connu une croissance plus importante que prévu de ses ventes au quatrième trimestre, la société ayant mieux résisté au ralentissement actuel du secteur que la plupart de ses concurrents.
Outre les résultats, le moral a été soutenu par les indicateurs économiques américains, en particulier par le rapport sur l'emploi publié mercredi, qui a apaisé les inquiétudes des investisseurs quant à l'état de santé de la première l'économie mondiale.
Cependant, une certaine prudence devrait s'installer, l'attention des investisseurs se portant désormais sur l'indice des prix à la consommation de janvier, qui sera publié vendredi et qui pourrait à nouveau modifier les prévisions en matière de taux d'intérêt de la Fed.
"Les arguments en faveur d'une baisse des taux par la Fed reposaient essentiellement sur la faiblesse du marché de l'emploi, mais ils ont été remis en question. Il s'agissait d'une réaction excessive : l'économie est en croissance, mais elle est loin d'atteindre un taux normal de 3%, et nous sommes donc revenus à la case départ, souligne Jay Hatfield, responsable d'Infrastructure Capital Advisors.
VALEURS
Hermès, qui a fait état d'une croissance plus importante que prévu à taux de change constants de ses ventes au quatrième trimestre, a gagné 2,54%.
EssilorLuxottica, le fabricant des lunettes de soleil Ray-Ban, s'est pour sa part envolé de plus de 4,1% après avoir fait état d'un bond de 18,4% de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre.
Le fabricant français de pneumatiques Michelin a grimpé de 4,88% après avoir annoncé s'attendre à un rebond de ses résultats en 2026.
Le spécialiste français des infrastructures électriques et numériques du bâtiment Legrand, confiant dans la croissance des centres de données, a grimpé de 3%.
Le laboratoire Sanofi a en revanche reculé de 4% après avoir annoncé la nomination de Belén Garijo en tant que directrice générale, le conseil d'administration ayant décidé de ne pas renouveler le mandat d'administrateur de Paul Hudson.
Les actions des fournisseurs européens de services publics ont souffert jeudi, après que plusieurs dirigeants de l'Union européenne (UE) ont suggéré de modifier le système actuel de tarification, une mesure qui, selon les investisseurs, pourrait nuire aux bénéfices du secteur.
A WALL STREET
A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 1,15%, le Standard & Poor's 500 de 1,17% et le Nasdaq Composite de 1,66%.
La Bourse de New York avait pourtant ouvert dans le vert, les données sur le marché du travail publiées mercredi ayant renforcé la confiance dans l'économie.
LES INDICATEURS DU JOUR
L'économie britannique a à peine progressé au dernier trimestre 2025, l'activité ayant été moins performante que prévu initialement lors de la présentation du budget du pays par la ministre des Finances Rachel Reeves, selon les chiffres officiels publiés jeudi.
Le nombre de personnes ayant déposé une nouvelle demande d'allocations chômage a moins diminué que prévu la semaine dernière, un recul qui correspond à l'avis des économistes selon lequel le marché du travail se stabilise après avoir connu un ralentissement l'année dernière.
CHANGES
Le dollar gagne 0,10% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,02% à 1,1868 dollar.
TAUX
Les rendements des bons du Trésor américain reculent jeudi après les données sur les inscriptions hebdomadaires au chômage et après avoir progressé mercredi avec un rapport sur l'emploi meilleur que prévu.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 5,6 points de base à 4,1269%. Le deux ans perd 4,6 points de base à 3,4663%.
Les marchés obligataires ont connu une séance calme en Europe.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a reculé de 1,8 point de base à 2,7773%. Le deux ans a perdu 1,5 point de base à 2,0363%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole diminuent jeudi après la révision à la baisse par l'Agence internationale de l'énergie de ses prévisions concernant la demande mondiale de pétrole pour 2026.
Le Brent cède 2,41% à 67,73 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 2,49% à 63,02 dollars.
A SUIVRE LE 13 FEVRIER :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)

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