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L'Europe finit dans le rouge, l'obligataire à nouveau sous pression
information fournie par Reuters 23/09/2026 à 18:21
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Graphique de l'indice boursier allemand DAX (Deutscher Aktienindex) à la Bourse de Francfort

Graphique de l'indice boursier allemand DAX (Deutscher Aktienindex) à la Bourse de Francfort

par Diana Mandia

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi, sous l'effet d'une nouvelle hausse des prix du ‌pétrole et des rendements obligataires, les dernières déclarations des dirigeants américain et iranien jetant le doute quant aux efforts visant à mettre fin au conflit.

Une série de données indiquant que l'activité économique résiste tant aux ​États-Unis qu'en Europe - ce qui va dans le sens d'une politique plus restrictive de la part des banques centrales - a encore accentué cette tendance.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,39% à 8.123,41 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,59% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,03%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini sur un recul de 0,31%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,39% et le Stoxx 600 a ​reculé de 0,37%.

Les cours du pétrole ont mis fin à une série de cinq séances de baisse et le Brent est repassé au-dessus des 100 dollars le baril, ce qui remet au premier plan les pressions inflationnistes qui devraient conduire les banques centrales à resserrer encore davantage ​leur politique monétaire.

Le Brent, qui avait atteint mardi son plus bas niveau en deux semaines, à 97,36 ⁠dollars le baril, progresse de 3,52% mercredi pour s'établir à 102,74 dollars, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,28% à 92,58 dollars.

Les Etats-Unis et l'Iran ont repris contact ‌mardi à New York, leurs premières discussions indirectes depuis l'effondrement d'un cessez-le-feu en juillet dernier, mais chaque partie campe pour l'heure sur ses positions.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exclu toute capitulation dans un discours prononcé mercredi devant l'Assemblée générale des Nations unies au lendemain d'une nouvelle menace de Donald Trump, qui a averti devant le ​même auditoire qu'il pourrait "annihiler" l'Iran si aucun accord de paix n'était conclu.

Les données ‌économiques plus solides que prévu dans ce contexte d'inflation laissent penser que les banques centrales auront les mains libres pour resserrer leurs taux d'intérêt ⁠sans craindre de nuire à l'activité.

L'indice PMI composite de la production aux États-Unis, qui reflète l'évolution des secteurs industriel et des services, a atteint en septembre son plus haut niveau depuis plus de cinq ans, ce qui a rapidement renforcé les anticipations d'une hausse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale (Fed) en octobre.

Les opérateurs tablent désormais sur une probabilité de 73% d'une hausse des taux en octobre, contre 53% auparavant.

Ces anticipations se ⁠sont une nouvelle fois répercutées sur le ‌marché obligataire, où les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont de nouveau dépassé les 5% et atteint leur plus haut niveau depuis 2007.

Dans la ⁠zone euro, l'activité du secteur privé a accéléré en septembre à son rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, tandis que les coûts d'exploitation des entreprises ont encore augmenté.

Les rendements se sont également ‌tendus mercredi dans la zone euro, accentuant encore davantage la pression sur un marché obligataire qui souffre également des inquiétudes concernant les finances publiques, notamment en France.

VALEURS

A Paris, TotalEnergies a fini ⁠sur un gain de 1,8%, aidé par la hausse des prix du pétrole. Le secteur de l'énergie sur le Stoxx 600 (+1,34%) a été, ⁠avec la défense (+1,29%), le seul à enregistrer des gains ‌significatifs mercredi.

JD Sports a reculé de 5,7% alors que le distributeur d'articles de sport a fait était d'une baisse de 19,7% de son bénéfice semestriel.

Arcadis a abandonné près de 3%, après que la société d'ingénierie ​canadienne WSP Global WSP.TO a retiré son offre publique d'achat sur la société néerlandaise de conseil et d'ingénierie.

A WALL ‌STREET

Les anticipations renforcées sur le resserrement de la politique monétaire de la Fed entraînent un recul des indices de la Bourse de New York.

A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 0,52%, le Standard & Poor's 500 0,55% et ​le Nasdaq Composite 0,93%.

Meta prend en revanche 2,7%, poursuivant ainsi ses les gains liés à "Muse", son assistant IA lancé ce mois-ci.

TAUX

Le marché de la dette souveraine a fortement réagi aux craintes inflationnistes et aux données économiques solides publiées des deux côtés de l'Atlantique.

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans s'envole de 10,4 points de base pour s'établir à 5,0706%, tandis que celui de l'obligation à deux ans prend ⁠près de 9 points de base à 4,8661%.

Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 9 points de base à 3,5450%. Le deux ans a gagné 7,8 points de base à 3,2850%.

En France, le rendement de l'OAT à dix ans a grimpé de 14,6 points de base pour finir la séance à 4,638%, un plus haut depuis 2008.

Le "spread", ou écart de rendement entre l'obligations allemandes et françaises à 10 ans s'est encore amplifié mercredi pour atteindre les 110 points de base (pdb). Il avait dépassé vendredi les 100 pdb pour la première fois depuis 2012.

CHANGES

Le dollar prend 0,47% face à un panier de devises de référence et évolue à son plus haut niveau depuis près de deux mois, les investisseurs anticipant un cycle de hausse des taux de la Fed.

L'euro perd 0,5% à 1,1390 dollar.

A SUIVRE LE ​24 SEPTEMBRE :

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá)

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