Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine (URC2022) à Lugano
L'économie suisse a enregistré au deuxième trimestre sa plus forte croissance en près de cinq ans, le PIB progressant de 1,5% après 0,5% au trimestre précédent, porté notamment par le net rebond du secteur chimico-pharmaceutique, selon les données publiées jeudi par le secrétariat d'État à l'économie (SECO).
Il s'agit de la plus forte croissance du PIB suisse depuis le troisième trimestre 2021, conformément à l'estimation préliminaire publiée au début du mois, alors que la Suisse se remettait de la pandémie de Covid-19.
"Après une croissance faible, voire négative au cours des trimestres précédents, l'industrie chimico-pharmaceutique a connu un solide rebond (+10,5%), porté par la progression des exportations et des chiffres d’affaires", a déclaré le SECO, dans son communiqué.
Le reste du secteur manufacturier (+0,7%) a enregistré une croissance modérée, tandis que le secteur des services a affiché une progression modérée mais généralisée.
Ces chiffres constituent un nouveau signe positif pour l'économie suisse, après que l'indice des directeurs d'achat suisses (PMI) a atteint 57,1 points en août, selon les données publiées lundi.
Les économistes ont salué la résilience de l'économie suisse malgré un contexte difficile, marqué notamment par la forte hausse des prix du pétrole et les incertitudes géopolitiques.
L'industrie européenne affiche actuellement une reprise remarquable, l'Allemagne – traditionnellement le premier marché d'exportation de la Suisse – s'en sortant bien mieux que prévu initialement, a déclaré Thomas Gitzel, analyste chez VP Bank.
"Si le marché unique européen prend de l'élan, l'économie suisse en profitera également cette année", a-t-il déclaré.
"Même s'il est peu probable que la forte croissance du PIB enregistrée au deuxième trimestre se répète à cette échelle aussi rapidement, les taux de croissance resteront solides pour le moment", a-t-il ajouté.
L'inflation suisse a doublé en août, selon les données publiées jeudi par le gouvernement, le conflit au Moyen-Orient ayant fait grimper les prix des carburants et renforcé la perspective d'une hausse plus précoce des taux d'intérêt par la Banque nationale suisse.
(Reportage John Revill, version française Elena Smirnova, édité par Benoit Van Overstraeten)

5 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer