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L'économie brésilienne décline, plombée par la récession et une inflation record
information fournie par Boursorama19/08/2015 à 18:04

L'économie brésilienne montre de nombreux signes de faiblesse, souligne Philippe Waechter.

L'économie brésilienne montre de nombreux signes de faiblesse, souligne Philippe Waechter.

On sait que le Brésil, comme la Russie, souffre de la chute des prix des matières premières, dont il est un grand exportateur. De nouveau, le mécontentement de la population s'exprime dans les rues. Pour Philippe Waechter, interviewé par Capital, la situation du pays « inquiète beaucoup ».

Le 16 août dernier, au moins un million de personnes ont manifesté dans les rues des principales villes du Brésil pour réclamer la démission de la présidente Dilma Rousseff. Ce mécontentement s'est exprimé dans le cadre d'importantes difficultés économiques traversées par le pays.

« Le ralentissement de l'économie de son principal partenaire commercial, la Chine, l'effondrement des cours des matières premières, les coupes budgétaires et une politique monétaire restrictive plombent la croissance » du Brésil, explique Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management.

La grande manifestation de dimanche dernier est perçue par certains commentateurs comme un prolongement des manifestations qui avaient agité le pays à partir de mars 2013. Celles-ci dénonçaient les conditions de vie difficiles de nombreux Brésiliens à l'approche de la coûteuse coupe du monde de football organisée en 2014 par le pays.

Récession, inflation et austérité

Pour rappel, le pays est attendu en récession économique de 1,5% cette année ainsi qu'en 2016, après une croissance nulle en 2014. L'économie brésilienne se retrouve dans une situation très inconfortable, prise entre cette croissance désormais négative, et une inflation au contraire très élevée (9% en rythme annuel).

L'inflation tente d'être jugulée par la banque centrale du pays, qui a considérablement augmenté le niveau de son taux directeur, atteignant désormais 14,25%. Mais avec un taux aussi élevé, l'économie est nettement ralentie car ceci se traduit indirectement par des taux de crédit très élevés auprès des entreprises comme des particuliers.

« La situation macroéconomique du Brésil est probablement la plus préoccupante des grands pays », estime Philippe Waechter, alors qu'en parallèle, « le gouvernement veut regagner de la crédibilité en mettant en place une politique budgétaire plus stricte et donc moins généreuse avec la population. La croissance forte et la politique de redistribution qui avaient caractérisé l'ère du président Lula semblent bien loin aujourd'hui ».

Parmi les éléments récents retenus par l'économiste, « les ventes de détail (en volume) ont reculé de 3% sur un an, en juin 2015. Il y a une vraie fragilité économique aujourd'hui, et les menaces de dégradation de la note du Brésil par les agences de notation ne vont pas inciter les investisseurs à revenir rapidement ».

Lire aussi : Le Brésil est attendu en nette récession économique (Aurel BGC).

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

13 commentaires

  • 21 août12:02

    comme l'ont montré certain économistes reconnu trop d'inégalités entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres détruisent l'économie et la croissance du pays et que le monde n'a pas connu autant d'inégalité depuis l’époque des colonies et des monarchies.


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