Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

L'assurance-vie reste-t-elle attractive ?

Le Cercle des économistes20/02/2017 à 09:59

L'assurance-vie reste-t-elle attractive ?

La lente, mais certaine, remontée des taux d’intérêt en Europe pose la question du rendement de l’épargne des Français. Philippe Trainar explique pourquoi, dans ce contexte, l’assurance-vie conserve ses atours.

L’assurance vie est attractive : elle a collecté 134,7 milliards d'euros en 2016. Certes ce montant est en très léger recul par rapport à 2016 mais la collecte nette des prestations versées reste positive, même si elle est aussi en recul par rapport à l’année précédente. Au total, l’encours des contrats s’élève à 1632 milliards d’euros, en progression de 3 % par rapport à 2015.

Mais, l’assurance-vie va-t-elle rester attractive dans les années qui viennent ? Ce produit d’épargne a été le grand bénéficiaire de la baisse des taux d’intérêt au cours des trois dernières décennies. Alors que les placements alternatifs ne pouvaient offrir que les taux courants en baisse, l’assurance-vie, plus précisément les contrats en euros, ont pu offrir des taux plus élevés grâce à la mutualisation inter-temporelle qu’elle opère entre les différentes générations de contrat, et qui lui a permis d’utiliser les rendements plus élevés de ses placements antérieurs. Tant que les taux ont baissé, la mécanique de la mutualisation a joué en faveur de l’assurance-vie qui offrait aux assurés le bénéfice tout à la fois d’un rendement avant impôt supérieurs, d’un avantage fiscal et de la sécurité, une véritable formule magique qui explique son succès comme support préféré des ménages pour leur épargne.

Pour obtenir une rémunération similaire sur les placements alternatifs, ils doivent prendre plus de risques. Cette belle et longue histoire d’amour entre les épargnants français et l’assurance pourrait toutefois prendre bientôt fin avec la remontée des taux. Certes, nous n’en sommes pas encore là en Europe, et la Banque Centrale Européenne est bien décidée à mener son programme d'achat d'obligations de 80 milliards d'euros par mois jusqu'en mars – ramené à 60 milliards d'euros par mois entre avril et décembre 2017 –, "voire après, si nécessaire, jusqu'à ce que le Conseil des gouverneurs estime que l'inflation" reste sur le chemin des objectifs affichés.

Néanmoins, avec la remontée des taux aux Etats-Unis, la question de la remontée des taux en Europe est devenue une quasi-certitude. L’incertitude ne portant que sur sa date. A partir de là, la mécanique de la mutualisation qui a joué en faveur de l’assurance-vie va s’inverser et jouer en sa défaveur. Le rendement des actifs que les assureurs-vie détiennent en stock va en effet avoir un temps de retard par rapport au rendement courant des actifs, donnant un avantage aux placements alternatifs pendant la période de transition où les taux d’intérêt vont revenir à leur niveau normal de long terme.

Si la remontée des taux se fait à un rythme raisonnable, ce qui suppose qu’il n’y ait ni dérapage inflationniste, ni perte de contrôle de la dette publique en Europe, et si le nouveau niveau normal des taux vers lequel les marchés vont converger reste dans les ordres de grandeur de ce que nous avons connu avant la crise – comme le pensent la plupart des experts –, alors l’assurance-vie a toujours de bons arguments en sa faveur, à commencer par son traitement fiscal qui lui permet d’absorber un écart de rendement raisonnable par rapport aux placements alternatifs durant la période de transition.

Pour se protéger de la concurrence que lui feront les placements alternatifs, elle peut aussi convaincre les assurés de s’investir en unités de compte, lesquelles représentaient déjà 84% de la souscription nette d’assurance-vie en 2016. Autant dire que l’assurance-vie a encore de bons et solides arguments en sa faveur.

 

Philippe TRAINAR

Membre du Cercle des économistes

Professeur au CNAM

Ancien directeur des risques du groupe SCOR


Mes listes

valeur

dernier

var.

16.465 +0.34%
1.231 0.00%
4.8 0.00%
1.783 -0.03%
0 0.00%
8.92 -1.11%
13.98 +0.12%
59.4 -1.46%
84.5 +0.91%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.