Aller au contenu principal
Fermer

Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
information fournie par AFP 30/01/2026 à 13:30

Kevin Warsh a été désigné vendredi par le président Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale américaine, photographié le 10 juillet 2024 à Sun Valley, aux Etats-Unis ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / KEVORK DJANSEZIAN )

Kevin Warsh a été désigné vendredi par le président Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale américaine, photographié le 10 juillet 2024 à Sun Valley, aux Etats-Unis ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / KEVORK DJANSEZIAN )

Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s'est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l'un des gouverneurs.

Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le Conseil des gouverneurs de la banque centrale, une institution qu'il ne cesse de bousculer dans l'espoir de faire baisser les taux d'intérêt.

Les marchés attendaient avec impatience cette décision, qui devra être validée par le Sénat, à majorité républicaine.

Kevin Warsh, 55 ans, est l'un des deux "Kevin" qui étaient pressentis pour remplacer Jerome Powell, avec Kevin Hassett, fidèle conseiller économique de Donald Trump, qu'il a semble-t-il doublé dans la dernière ligne droite.

Il a déjà voté sur la politique monétaire américaine, en tant que gouverneur de la Fed de 2006 à 2011. Il avait été propulsé à ce poste par le président républicain d'alors, George W. Bush, et était devenu à 35 ans le plus jeune gouverneur de l'histoire de la banque centrale.

Il aurait pu conserver ce poste jusqu'en 2018, terme initial de son mandat, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de la politique monétaire très accommodante adoptée pour soutenir la reprise, après la crise de 2008-09.

Un geste qui l'a catalogué dans la catégorie des "faucons", terme qui désigne les responsables très attachés à la lutte contre l'inflation et rétifs aux taux bas.

Ce point pesait en sa défaveur aux yeux de l'exécutif actuel. Mais il a passé l'année 2025 à envoyer des signaux favorables à la Maison Blanche, plaidant pour des diminutions de taux et critiquant l'institution monétaire.

- Anti "dogme" -

En novembre, dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, Kevin Warsh avait ainsi épousé le credo du gouvernement républicain en dénonçant la "gouvernance défaillante" de la Fed, qui doit selon lui revoir sa politique monétaire et la régulation des banques.

Il a aussi loué "les politiques procroissance portées par le président Trump" grâce auxquelles "les Etats-Unis vont croitre plus vite que les autres grandes économies".

"Les Américains bénéficieraient d'un salaire net plus élevé et d'un pouvoir d'achat accru si seulement les dirigeants de la Réserve fédérale cessaient de défendre leurs erreurs et commençaient à les corriger", avait-il asséné.

Selon lui, la banque centrale doit notamment "abandonner le dogme selon lequel l'inflation est causée par une croissance économique trop forte et des salaires trop élevés". L'inflation arrive "quand le gouvernement dépense trop".

M. Warsh avait fait partie des personnes pressenties pour prendre la tête de l'institution en 2018, quand Donald Trump avait finalement préféré M. Powell - choix que le chef de l'Etat dit amèrement regretter aujourd'hui.

Le prochain patron de la Fed est "une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c'est quelqu'un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années", a déclaré Donald Trump.

Kevin Warsh n'est pas un économiste de formation, ce qui est rare pour un potentiel président de banque centrale, mais pas exceptionnel – Jerome Powell a précédemment œuvré comme avocat et banquier d'affaires.

Juriste, Warsh est toutefois diplômé de prestigieuses universités américaines (Stanford, Harvard).

Natif d'Albany, dans l'Etat de New York, il a d'abord travaillé pendant sept ans, jusqu'en 2002, pour la banque Morgan Stanley où il a atteint le rang de vice-président.

Il a quitté la banque pour devenir un des conseillers économiques du président George W. Bush, plus particulièrement chargé des flux de capitaux, des marchés financiers et des banques.

C'est à cette époque qu'il a épousé Jane Lauder, héritière de la famille du groupe de cosmétiques Estee Lauder. Un lien familial qui le rapproche de Donald Trump.

Le père de Jane, Ronald Lauder, milliardaire et grand contributeur du parti républicain, est un ami de jeunesse du président américain et un conseiller occasionnel.

Valeurs associées

115,250 USD NYSE 0,00%
182,200 USD NYSE 0,00%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • ( AFP / ODD ANDERSEN )
    information fournie par Boursorama avec AFP 30.01.2026 14:57 

    Les perspectives pour l'économie suisse "s'assombrissent" sur fonds de signaux hétérogènes selon les différents secteurs d'activités, indique un baromètre publié vendredi par l'institut zurichois du KOF. En janvier, ce baromètre - qui donne une indication sur la ... Lire la suite

  • ( AFP / DAMIEN MEYER )
    information fournie par Boursorama avec AFP 30.01.2026 14:52 

    Le taux de chômage en Italie s'est stabilisé en décembre 2025 pour atteindre 5,6% de la population active, soit un plus bas inédit depuis le début de ces statistiques en 2004, selon une estimation publiée vendredi par l'Institut national des statistiques (Istat). ... Lire la suite

  • ( POOL / MARTIN MEISSNER )
    information fournie par Boursorama avec AFP 30.01.2026 14:48 

    L’Allemagne a conclu l’année 2025 sur une croissance trimestrielle un peu meilleure que prévu, mais la faiblesse de l’industrie et des exportations continue de peser sur l’emploi, avec en janvier le plus grand nombre de chômeurs depuis 2014, selon des données publiées ... Lire la suite

  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer prononce un discours lors du Forum commercial Royaume-Uni-Chine à la Bank of China à Pékin, le 30 janvier 2026 ( POOL / Carl Court )
    information fournie par AFP 30.01.2026 14:32 

    Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé "très dangereuse". S'exprimant devant ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...