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Jusqu'où les analystes peuvent-ils réviser en hausse le BPA 2017 ?
Le Cercle des analystes indépendants07/06/2017 à 15:36

Depuis quelques semaines il règne comme une euphorie en France et en Europe. Les indices de sentiment des ménages comme des entreprises sont en progrès sensible et parfois au plus haut depuis de nombreuses années. L’élection de M. Macron lève le risque politique associée à l’accession au pouvoir des partis extrémistes et anti européens. La volonté de mener tambour battant les indispensables réformes pourrait débloquer les décisions d’investissement des entreprises. De l’autre côté du Rhin, les excédents considérables  pourraient être utilisés pour relancer l’investissement public, et par là stimuler la croissance des pays voisins. On se prend à rêver, et à imaginer une croissance économique en Europe revue en forte hausse dans les 18 mois, jusque pourquoi pas, 2% et plus…

Comme les analystes financiers ont commencé à réviser en hausse leurs anticipations du BPA 2017, on peut imaginer que ce phénomène va s’amplifier.

Source : Factset et Valquant

 

Mais jusqu’où ? Jusqu’où les analystes peuvent il rehausser leurs anticipations de bénéfice ?

Pour répondre à cette question, nous proposons deux approches : l’une fondée sur l’observation des révisions dans les phases antérieures, et l’autre sur le niveau des marges atteintes.

L’histoire des 10 dernières années nous montre peu d’exemples de révisions en hausse des anticipations de bénéfices. Seule l’année 2010 a montré des révisions en hausse, très concentrées sur les valeurs cycliques, convalescentes après une terrible récession. Depuis 2011, les prévisions de bénéfices ont été systématiquement révisées en baisse, jusqu’à la publication ….

 

Evolution du bénéfice anticipé de l'année en cours, base 100 en mars,  jusque février de l'année suivante : 2007-2016 (Source : Factset et Valquant)

 

Il faut en fait remonter aux 10 années antérieures pour trouver des périodes de révision en hausse, qui dans les deux cas ont correspondu avec des hauts de cycle boursier : 2004-2006 et 1998-2000.

 

Evolution du bénéfice anticipé, de l'année en cours, base 100 en mars, jusque février de l'année suivante : 1997-2006 (Source : Factset et Valquant)

 

Nous avons analysé la période de révision en hausse des années 2004-2005-2006 ; elles ont atteint, de mars de l’année en cours à février de l’année suivante, respectivement, 8,6%, 9,7% et 5,6%. On peut donc considérer que  les révisions pourraient atteindre 5 à 10% en première approche, si le phénomène qui  débuté il y a plusieurs mois, s’accélérait.

Par groupe sectoriel, la dynamique des révisions a été dominée par les actions « Matières Premières » et les financières. Ces deux catégories d’actions expliquent la plus grande partie du phénomène général de révisions des bénéfices. Les données contextuelles relatives au prix du pétrole et des matières premières (en hausse marquée), comme au  taux d’intérêt (en hausse aussi)  avaient justifiées à l’époque, les révisions en hausse des perspectives de résultat de l‘année en cours.

 

Source : Factset et Valquant

 

 

Source : Factset et Valquant

 

En 2017, on ne peut pas véritablement parler de hausse des prix du pétrole et des matières premières : le risque est bien plus à la rechute, qu’à la flambée des prix. Quant aux taux d’intérêt, la politique monétaire de la BCE prend soin d’éviter toute hausse de taux de marché. Et si les taux devaient s’apprécier sensiblement, dans des économies devenues très dépendantes du niveau des taux, le phénomène aurait pour effet de casser rapidement la croissance et la tendance haussière sur les actions en général.

L’analyse des marges des entreprises, permet de dire qu’elles sont aujourd’hui attendues au plus haut historique, au-delà du haut de cycle de l’année 2007.

 

Source : Factset et Valquant

 

Nous concluons de cette analyse que la probabilité d’une poursuite des révisions en hausse est limitée. Elle ne saurait se produire que si les cours des matières premières se redressait significativement, et si les taux d’intérêt remontaient d’une manière importante, dans le cadre d’une forte accélération de la dynamique économique générale.

Eric Galiègue – Valquant Recherche – www.valquant .fr

 

1 commentaire

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  • guerber3
    08 juin21:15

    Bravo à l' anticipateur qui ne sait pas que la croissance c' est de la dette, donc de la fausse monnaie et que le système ne tient que par les Imprimeurs centraux...!

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