La banque Intesa Sanpaolo a publié mercredi un bénéfice net dépassant les prévisions au premier trimestre, ce qui lui a permis d'enregistrer le meilleur semestre de son histoire.
( AFP / MARCO BERTORELLO )
Après un premier trimestre 2026 record, le bénéfice net a atteint près de 2,8 milliards d'euros au deuxième trimestre (+7,38% sur un an).
Le consensus des analystes financiers réuni par FactSet prévoyait un bénéfice en légère baisse, à 2,5 milliards.
Le résultat net atteint ainsi 5,6 (+6,5%) milliards d'euros au premier semestre, un record, pour 14,5 milliards de chiffre d'affaires (+5,3%).
"Les résultats du premier semestre 2026 démontrent la forte capacité d’Intesa Sanpaolo à exécuter pleinement le Plan d’Entreprise 2026-2029 et à atteindre tous les objectifs fixés. Nous enregistrons en effet les six meilleurs mois de notre histoire", s'est félicité dans un communiqué le directeur général de la banque, Carlo Messina.
La première banque italienne a indiqué dans un communiqué avoir enregistré au deuxième trimestre une hausse des commissions et des revenus des assurances.
La banque a légèrement revu à la hausse son objectif pour l'année 2026, désormais "supérieur" à 10 milliards d'euros.
L'action du groupe accusait une légère baisse à la Bourse de Milan mercredi, à 6,44 euros à 13H09 (-0,56%) après une progression continue ces dernières semaines.
Le groupe prévoit de distribuer à ses actionnaires en 2026 environ 9,4 milliards d’euros sous forme de dividendes et de rachat d’actions, dont 3,8 milliards d'acompte sur les dividendes en novembre.
Le dividende par action est appelé à augmenter à partir de 2026, a rappelé Carlo Messina.
La plus grande banque italienne, avec ses près de 90.000 salariés, s'est lancée début juin dans une offre de rachat hostile pour 31 milliards d'euros sur Monte dei Paschi di Siena (MPS), ouvrant une nouvelle étape majeure dans la consolidation du secteur bancaire de la péninsule.
"L’objectif est de donner naissance ensemble à un groupe encore plus solide et profitable, acteur de premier plan dans un contexte mondial de complexité croissante, capable de maintenir un fort ancrage dans l’économie, la société et les capacités de développement de notre pays", a argumenté Carlo Messina.
Mais MPS préfère à ce rachat, qui lui ferait perdre sa marque, une fusion entre égaux avec la Milanaise Banco BPM.
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