(AOF) - Innate Pharma (-2,29% à 2,13 euros) décline après la présentation de ses résultats. La biotech qui développe des traitements d’immunothérapies contre le cancer a publié une position de trésorerie de 102,1 millions d’euros au 30 juin 2024 avec un horizon de trésorerie jusqu’à fin 2025. Les produits opérationnels s’élèvent à 12,3 millions d'euros pour le premier semestre 2024 contre 40,2 millions d'euros pour le premier semestre 2023, tandis que les charges opérationnelles atteignent 38,7 millions d'euros pour le premier semestre 2024 contre 40,6 millions il y a un an.
Les revenus liés à l'accord de collaboration de recherche et de licence signé avec Sanofi en 2022 ont baissé de 18,3 millions d'euros, s'élevant à 0,4 million d'euros pour le premier semestre 2024. Les revenus liés à l'accord de licence signé avec Takeda en 2023 sont nuls pour le premier semestre 2024 à comparer avec 4,6 millions d'euros pour le premier semestre 2023.
" Nous nous concentrons sur notre stratégie de croissance à mesure que nous faisons progresser notre portefeuille de produits, " commente Hervé Brailly, président du directoire d'Innate Pharma par intérim. " Nous avons récemment présentés des résultats de Phase 2 pour lacutamab à l'ASCO et sommes engagés dans des échanges avec la FDA, l'agence américaine des médicaments, concernant les prochaines étapes de son développement".
AOF - EN SAVOIR PLUS
En savoir plus sur le secteur Pharmacie
L'oncologie, priorité des géants pharmaceutiques
La déconvenue boursière de Sanofi enregistrée fin octobre 2023 souligne le nouveau cap pour le groupe, qui a dorénavant fixé l'oncologie comme priorité numéro 1. Les efforts sur ce segment, où les thérapies avancent le plus vite, impliquent notamment des investissements en R&D qui pèsent sur la rentabilité. Sanofi a donc annoncé une baisse de son bénéfice par action en 2024 et l'abandon de son objectif d'une marge opérationnelle de 32 % en 2025. Merck vient, lui, de dévoiler une nouvelle alliance. Il va verser jusqu'à 22 milliards de dollars au groupe japonais Daiichi Sankyo dans le cadre d'un partenariat sur des traitements expérimentaux contre le cancer. Si certains experts estiment que les États-Unis représentent près de la moitié des dépenses mondiales d'oncologie (médicaments et traitements), soient 196 milliards de dollars en 2022, les dépenses chinoises dans ce domaine ont plus que doublé en cinq ans, passant de 5 à 11,8 milliards de dollars.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer