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Hier à Wall Street : clôture en ordre dispersé malgré la décrue du pétrole
information fournie par Zonebourse 11/03/2026 à 07:40

En attendant les résultats d'Oracle tombés après la clôture, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mardi, les investisseurs surveillant avec prudence les derniers développements sur le front de la crise au Moyen-Orient, mais se montrant quelque peu soulagés par le repli des cours du pétrole depuis leur pic de lundi. Au coup de cloche final, le Dow Jones s'est effrité de -0,07% à 47 707 points, le Nasdaq-100 a fini à -0,04% à 24 956 points et le S&P 500 s'est replié de -0,21% à 6 781 points.

Après la petite poussée d'euphorie de lundi, Wall Street se met à hésiter : la séance, qui avait bien commencé avec une hausse d'ensemble des principaux indices, s'achève sans tendance et sur des scores millimétriques : au coup de cloche final, le Dow Jones s'est effrité de -0,07% à 47 707 points, le Nasdaq-100 a fini à -0,04% à 24 956 points et le S&P 500 s'est replié de -0,21% à 6 781 points.

Le "VIX", qui reculait initialement de -11,5% vers 22,50, ne cédait plus que -2,25% vers 24,90... preuve que le retour de la sérénité reste bien fragile.

Les investisseurs se demandent si les problèmes géopolitiques au Proche-Orient vont se résoudre aussi vite que le prétend Donald Trump : il affirmait la veille que "la guerre avec l'Iran était "quasiment" finie"... mais Steve Witkoff déclarait dans le même temps qu'il ignorait combien de temps la guerre allait durer. Téhéran dément toute velléité de négocier, promet la poursuite des frappes contre Israël et des cibles stratégiques comme les bases américaines de la région, et a juré de bloquer les exportations de pétrole tant que le conflit se poursuivra.

Seuls les pétroliers chinois ou de pays non belligérants et non hostiles à l'Iran (la liste est courte) sont autorisés à emprunter le détroit d'Ormuz.

Bonne surprise peu après la clôture : Oracle a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, et le titre s'envolait de 8,5% en after hours .

L'entreprise a été portée par une forte demande pour ses services de cloud computing liés à l'intelligence artificielle. Le chiffre d'affaires atteint 17,2 MdsUSD, dépassant l'estimation moyenne des analystes fixée à 16,9 MdsUSD.

Les revenus liés au "cloud" ont atteint 8,9 MdsUSD sur la période, soit une hausse de 44%, un niveau légèrement supérieur au consensus de 8,85 MdsUSD établi par les analystes interrogés par StreetAccount.

Dans le même temps, Oracle a indiqué vouloir lever entre 45 et 50 MdsUSD au cours de son exercice fiscal afin d'augmenter la capacité de son infrastructure cloud.

Depuis ses plus hauts historiques atteints en septembre, Oracle a en effet perdu près de 50% de sa valeur, sur fond d'inquiétudes liées à l'ampleur de ses dépenses et à une période de volatilité dans le secteur de l'intelligence artificielle.

Les mouvements observés ce mardi sur les T-Bonds sont difficiles à interpréter : bien sûr, le baril de "WTI" est retombé de 118 USD vers 79 USD, l'écart est énorme, quasiment inédit en 24 H : les anticipations inflationnistes se calment... mais de quoi sera fait demain ?

La prudence l'emporte et les T-Bonds "2035" se dégradent de 3 points de base vers 4,157%, le "30 ans" de 2,5 points de base vers 4,784%.

On peut se montrer plus optimiste en regardant le "2 ans", qui se stabilise vers 3,593%.

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