Les entreprises britanniques du secteur des services ont signalé le mois dernier la plus forte accélération des pressions sur les coûts depuis trois ans et demi, la guerre en Iran ayant entraîné une hausse des prix du carburant et des matières premières, montre une enquête publiée mercredi.
L'indice S&P Global des directeurs d'achat (PMI) pour le secteur des services britannique est passé de 50,5 en mars à 52,7, soit un niveau légèrement supérieur aux 52,0 initialement estimés pour avril.
Un indice supérieur à 50 indique une croissance de l'activité.
S&P Global indique toutefois que son indicateur de l'inflation des coûts des intrants du secteur des services a atteint en avril son plus haut niveau depuis novembre 2022, les entreprises évoquant la hausse des coûts de transport et des salaires.
Plus de la moitié des entreprises ont signalé une augmentation de leurs coûts moyens en avril.
Les prix pratiqués par les entreprises ont également augmenté à un rythme jamais vu depuis plus de trois ans, celles-ci répercutant la hausse des coûts du carburant sur leurs clients.
La Banque d'Angleterre (BoE) suit de près les indicateurs des prix des intrants et des prix de vente des entreprises afin d'évaluer si l'impact inflationniste de la guerre en Iran durera suffisamment longtemps pour justifier des hausses des taux d'intérêt.
"Les données d'avril ont signalé une légère reprise de la croissance de la production du secteur des services au Royaume-Uni après le ralentissement considérable observé en mars", déclare Tim Moore, directeur économique chez S&P Global Market Intelligence.
"Toutefois, cette amélioration pourrait bien s'avérer de courte durée, car les nouvelles commandes sont restées modérées par rapport au début de l'année 2026", a-t-il ajouté.
Le moral des entreprises concernant l'année à venir s'est légèrement amélioré le mois dernier par rapport à mars, mais les entreprises restent préoccupées par les perspectives économiques et les pressions inflationnistes causées par le conflit.
Les embauches ont reculé pour le 19e mois consécutif, mais le rythme des suppressions d'emplois a été le plus lent depuis octobre. Selon les entreprises, cela s'explique en partie par le non-remplacement des départs volontaires, les inquiétudes liées à la hausse des coûts et l'impact du conflit au Moyen-Orient sur la demande.
L'indice PMI composite, qui inclut également les données manufacturières publiées la semaine dernière, ressort à 52,6 en avril, contre une estimation préliminaire de 52,0, contre 50,3 en mars.
(Reportage Suban Abdulla ; version française Diana Mandia, édité par Benoit Van Overstraeten)

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