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G7 et UE tentent de trouver la parade à la hausse des cours du brut
information fournie par Reuters 10/03/2026 à 17:10

Illustration d'un oléoduc et d'une carte montrant le détroit d'Ormuz et l'Iran

Illustration d'un oléoduc et d'une carte montrant le détroit d'Ormuz et l'Iran

par Kate Abnett et Forrest Crellin

Les ministres ‌de l'Énergie du G7, réunis mardi en visioconférence, se sont abstenus de décider toute libération des réserves ​stratégiques de pétrole tout en priant l'Agence internationale de l'énergie d'élaborer des scénarios possibles.

"Nous n'avons aucun enjeu d'approvisionnement", a tenu à souligner le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, après cette réunion.

"Nous avons ​demandé à l'Agence internationale de l'Energie de commencer à travailler sur des scénarios, d'actualiser ses données de stocks (...) pour qu'on ait les données ​les plus récentes et qu'on puisse éventuellement commencer à ⁠travailler sur les quantités qui pourraient être libérées", a-t-il toutefois ajouté.

L'AIE se réunira d'ailleurs dans l'après-midi, ‌a-t-il précisé, au côté de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Energie.

Peu avant cette réunion, Roland Lescure avait redit que la priorité de la ​France était la fluidification du marché et ‌le déblocage du détroit d'Ormuz par où transite une importante quantité du ⁠brut produit dans le Golfe.

Lundi, les ministres des Finances du G7 ont dit être disposés à prendre les mesures nécessaires face à la hausse des prix du pétrole, sans toutefois s'engager à puiser dans les réserves ⁠d'urgence, une option laissée ‌ouverte mais non décidée à ce stade.

L'UE s'alarme de longue date du prix élevé ⁠de l'énergie sur le continent, et Ursula von der Leyen a promis de proposer des mesures au ‌sommet de l'UE la semaine prochaine.

Les cours du pétrole ont atteint lundi un pic depuis ⁠mi-2022, alimentés par la crainte de perturbations durables du transport maritime et de ⁠baisses d'offre, avant de ‌refluer sous 90 dollars le baril après que Donald Trump a dit à CBS News que la guerre ​était presque terminée.

Vers 14h40 GMT, le Brent reculait de ‌9% à 89,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cédait 9,7% à 85,81 dollars. Les deux ​références ont touché respectivement la veille un pic de 119,50 dollars et 119,48 dollars.

Lundi, un responsable du G7 confiait à Reuters qu'il existait un "large consensus" pour ne pas puiser à ce stade dans les ⁠réserves stratégiques, la décision finale revenant aux dirigeants du G7.

Le commissaire européen Valdis Dombrovskis a relevé que l'ampleur des conséquences de la hausse des cours dépendrait de la durée, de l'intensité du conflit dans la région du Golfe, ce qui guidera la réponse des autorités dans les prochaines semaines, selon son analyse prudente.

(Avec la contribution de Sudip Kar-Gupta et Jan Strupczewski; rédigé par Ingrid Melander et Kate Abnett, version française ​Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)

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