PARIS, 7 octobre (Reuters) - Les tests de dépistage du COVID-19 coûteront 43,89 euros et les test antigéniques rapides entre 22 et 30 euros à partir du 15 octobre en France pour les personnes ne répondant pas aux critères de remboursement, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de la Santé.
Le ministère n'a pas souhaité préciser à Reuters les modalités d'application de la mesure de déremboursement, confirmée la semaine dernière par le Premier ministre, Jean Castex, selon lequel "il n'est plus légitime de payer des tests de confort à outrance aux frais des contribuables".
Selon franceinfo, qui a rapporté en premier l'information, les tests ne devraient devenir payants que pour les personnes majeures non vaccinées sans ordonnance.
En revanche, les personnes vaccinées et celles qui auront une prescription médicale devraient continuer à bénéficier de la gratuité, de même que les mineurs, précise la chaîne.
Dans le détail, tous les tests PCR, réalisés en laboratoire, seront facturés 43,89 euros, tandis que le prix des tests antigéniques s'étalera entre 22 euros en laboratoire et 25 euros en pharmacie (prix majoré à 30 euros le dimanche).
Outre son motif économique, la mesure ayant déjà coûté plus de 6 milliards d'euros à la France, un des rares pays à l'avoir adoptée depuis le début de la pandémie, la fin de la gratuité des tests évoquée pour la première fois par le président Emmanuel Macron cet été s'inscrit dans le cadre de la politique d'incitation à la vaccination contre le COVID-19, qui a très largement porté ses fruits.
(Reportage Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

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