PARIS, 19 octobre (Reuters) - L'ancien ministre Michel Barnier, candidat à l'investiture des Républicains pour l'élection présidentielle en France, s'est déclaré confiant mercredi en ses chances de remporter le scrutin interne ainsi que la course à l'Elysée d'avril 2022.
"Je pense que nous gagnerons, je pense que je gagnerai cette élection présidentielle", a déclaré l'ancien négociateur du Brexit lors d'une rencontre avec la presse organisée par TF1, LCI et l'institut de sondages Ifop-Fiducial.
Les différents candidats de droite doivent être départagés lors d'un congrès de LR le 4 décembre, où les adhérents participeront au vote. Outre Michel Barnier, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse et celui des Hauts-de-France Xavier Bertrand sont notamment en lice. Ces deux derniers viennent de reprendre leur carte à LR.
"J'ai consacré cinq ans de ma vie à gérer un évènement improbable, le Brexit", a déclaré Michel Barnier pour qui "tout est ouvert" à six mois de l'élection pour laquelle le président Emmanuel Macron ne s'est pas encore déclaré.
"Nous nous inscrivons chez Les Républicains en rupture de cette stratégie d'un duel annoncé" entre le chef de l'Etat sortant et l'extrême droite, représentée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen et le polémiste Eric Zemmour, qui n'a pas encore dit ses intentions.
"L'intérêt du pays, c'est précisément que ce duel ne se reproduise pas", a-t-il ajouté.
"HOMME NEUF"
Après le congrès LR, "on n'aura pas de difficulté à bâtir une synthèse", pense Michel Barnier, qui table sur une dynamique à droite à partir de ce moment-là.
Agé de 70 ans, Michel Barnier se définit comme un "gaulliste social" et se présente en "homme neuf". Il prône un référendum sur l'immigration en France et préconise d'augmenter les rémunérations des travailleurs dans les secteurs de la santé et de l'éducation.
Au niveau européen, l'ancien ministre des Affaires étrangères veut "bâtir une stratégie d'influence" de la France dans l'Union, perdue selon lui ces dix dernières années.
Sur les questions d'immigration dans le cadre de l'UE, "moi je veux que les choses qui ne fonctionnent pas fonctionnent", dans le respect des traités européens, a-t-il dit.
"Je propose un moratoire de trois à cinq ans pendant lequel nous prendrons des mesures pour mettre à plat toutes les procédures qui ne fonctionnent pas, pour les rendre plus rigoureuses, plus justes, y compris pour ceux qu'on accueille mal aujourd'hui - je pense au regroupement familial, aux expulsions, au détournement de certaines procédures d'attribution de titres de séjour -, pour remettre de l'ordre."
"Dans les domaines de politique partagée, où les textes sont imprécis, il faut qu'on agisse, mais je ne remettrai jamais en cause les traités européens", a-t-il ajouté.
(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)

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