* Une entreprise toulousaine lance "Kinéis"
* Une constellation de nanosatellites à l'horizon 2021
* Un projet en collaboration avec Thales Alenia Space
par Julie Rimbert
TOULOUSE, 10 septembre (Reuters) - L’entreprise CLS
(Collecte, localisation, satellites), filiale toulousaine du
Centre national d’études spatiales, a annoncé lundi la création
d’une nouvelle entité, baptisée Kinéis, qui va lancer à
l’horizon 2021 une constellation de nanosatellites.
Connue pour avoir créé dans les années 80 les balises Argos,
qui permettent de suivre la migration des animaux ou l'évolution
de petits instruments scientifiques, la société s’appuie sur cet
héritage technologique pour se positionner sur le gigantesque
marché des objets connectés.
Selon une étude publiée par CISCO, le nombre d’objets
connectés dans le monde dépasserait les 30 milliards en 2020.
Aujourd’hui, 90% de la surface du globe est « non connectée » ou
connectée à des coûts souvent prohibitifs.
Pour répondre à la demande, Kinéis mise sur une nouvelle
constellation satellitaire innovante, constituée de 20
nanosatellites, c’est-à-dire de petite taille et d’environ 25
kilos se déplaçant à basse altitude.
"Fort de l’excellence française dans le spatial, du soutien
indéfectible du CNES et de grands comptes qui viendront
participer à un futur tour de table, nous avons décidé de créer
Kinéis pour rendre accessible au plus grand nombre la
géolocalisation et la collecte de données par satellite »,
explique Christophe Vassal, président du directoire de CLS, dans
un communiqué.
"NEW SPACE"
Kinéis a pour ambition de devenir un acteur majeur du « New
Space », ce mouvement qui veut démocratiser l’accès à l’espace.
Cette nouvelle entité est un opérateur satellitaire qui fournira
une connectivité unique, universelle, entièrement dédiée à
l’industrie des objets connectés.
"Chaque objet équipé d’un modem Kinéis pourra être localisé
et transmettre des données où qu’il se trouve, quelles que
soient les conditions », précise Alexandre Tisserant, directeur
du projet Kinéis.
"Kinéis localisera et collectera les données de plusieurs
millions d’objets connectés en temps réel ou quasi-réel",
assure-t-il. "L’entreprise deviendra le partenaire naturel de
tous les entrepreneurs qui chercheront à proposer à leurs
clients un internet des objets satellitaire peu onéreux ».
CLS a confié le développement de cette constellation à
Thales Alenia Space pour la maîtrise d’œuvre du système complet,
qui s’appuiera sur Nexeya pour la fabrication des plateformes
des nanosatellites.
Cette constellation de nanosatellites, dont le coût est
estimé entre 110 et 130 millions d’euros, permettra par exemple
de repérer un conteneur perdu, suivre en temps réel un troupeau
ou encore de localiser un bateau de pêche en difficulté.
De nombreux acteurs du "New Space" français travaillent sur
ce nouveau marché démocratisé de l’espace, comme le projet
OneWeb, porté par la coentreprise entre Airbus Defence and Space
et OneWeb, dont l’objectif est de donner un accès internet haut
débit à tous les habitants de la planète grâce à 650 satellites
d’ici 2022.
Le groupe CLS a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 122
millions d’euros en 2017 et prévoit de le porter à près de 135
millions d’euros en 2018.
(Edité par Sophie Louet)
France-Des satellites pour démocratiser le repérage des objets connectés
information fournie par Reuters 10/09/2018 à 17:52
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