* Le site de Bessé-sur-Braye (Sarthe), placé en liquidation
* Le site de Bourray (Sarthe) partiellement repris par un
client
* Le site de Château-Thierry (Aisne) repris par un groupe
allemand
(Actualisé avec contexte, réactions)
PARIS, 29 mars (Reuters) - Arjowiggins Papiers Couchés,
filiale du groupe français Sequana SEQ.PA , a été placée en
liquidation judiciaire vendredi par le tribunal de Commerce de
Nanterre (Hauts-de-Seine), a annoncé vendredi un avocat des
parties concernées, mais deux autres sites ont pu être en partie
sauvés.
La société liquidée, qui emploie 570 salariés dans son usine
de production de papier recyclé à Bessé-sur-Braye (Sarthe), et
une cinquantaine à son siège social situé à Boulogne-Billancourt
(Hauts-de-Seine), n'a pas réussi à réunir les financements
nécessaires à une poursuite de l'activité, a déclaré Thomas
Hollande, avocat des représentants des salariés du site.
En revanche, le tribunal a validé un plan de reprise partiel
de la papeterie Arjowiggins Le Bourray, située à
Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), par la société CGMP située à une
vingtaine de kilomètre, à Tuffé.
Client historique du site, CGMP, spécialisée dans les
serviettes et nappes en papier, reprend l'activité ouate et 117
salariés sur 250 pour un million d'euros, précise la présidente
de CGMP, Céline Bourdin. L'usine du Bourray fabrique aussi des
ramettes de papier.
Quant à l'usine Arjowiggins Greenfield, qui produit de la
pâte à papier recyclée à Château-Thierry, dans l'Aisne, elle a
été attribuée avec ses 75 salariés à l'allemand Wepa, spécialisé
dans les tissus hygiéniques en papier, confirme Laurent Benault,
directeur du site. Wepa, qui a mis 16 millions d'euros sur la
table, a déjà deux usines en France.
Un autre concurrent était en lice pour reprendre Greenfield,
le papetier autrichien Mondi.
PRIME DE RECLASSEMENT
Arjowiggins Papiers Couchés, Arjowiggins Le Bourray et
Greenfield avaient été placés en redressement judiciaire le 8
janvier dernier par le tribunal de commerce de Nanterre.
Le groupe papetier suédois Lessebo avait jusqu'il y a peu
fait part de son intention de reprise partielle de ces trois
entités. Mais, après une audience au tribunal de commerce de
Nanterre le 20 mars dernier, où il a été demandé au groupe
d'apporter des garanties sur ses financements, ce repreneur n'a
plus donné signe de vie, rapportent plusieurs partie au dossier.
Le directeur du site de Bessé-sur-Bray, Jean-Christophe
Mailhan, a alors tenté de réactiver un projet de reprise de
l'usine qu'il avait esquissé. Il prévoyait la reprise de 400
salariés avec un besoin de financement chiffré à 40 millions
d'euros. Il a ensuite revu ses ambitions à la baisse et a tenté
de trouver des fonds en urgence pour le maintien de 200 emplois
pour un coût de 25 millions d'euros, explique Thomas Hollande,
qui est aussi l'avocat du personnel du site du Bourray.
Les pouvoirs publics s'engageaient à financer la moitié de
la somme et à mettre sur la table respectivement 20 millions et
12,5 millions d'euros. Mais compte tenu des délais extrêmement
courts, la partie privée du financement n'a pu être montée.
Le ministres de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire
et sa secrétaire d'Etat, Agnès Panier-Runacher, disent dans un
communiqué prendre "acte" de la décision de liquidation du site
de Bessé-sur-Braye et annoncent la mise en place "d'outils
exceptionnels" pour accompagner et reclasser les salariés.
Ils annoncent la mise en place d'un "contrat de
sécurisation professionnelle" assorti notamment d'une allocation
chômage correspondant à 75% du salaire brut pendant 12 mois,
contre 60% du salaire brut en droit commun et une prime de
reclassement assortie de conditions.
La maison mère du groupe Arjowiggins, Sequana, a pour sa
part été placée en redressement judiciaire la semaine dernière.
La période d'observation court jusqu'au 18 mai.
(Danielle Rouquié, édité par Yves Clarisse)
France-Arjowiggins Papiers Couchés en liquidation, deux sites repris
information fournie par Reuters 29/03/2019 à 13:41
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