Ford est particulièrement entouré à Wall Street ( 6,92%, à 15,99 dollars). Le constructeur automobile américain a publié des comptes globalement supérieurs aux prévisions pour le deuxième trimestre et a même relevé certains de ses objectifs financiers annuels.
Pour la période d'avril à juin, le groupe a dévoilé un bénéfice ajusté de 0,42 dollar par titre, contre 0,35 dollar attendu par les analystes. En parallèle, le chiffre d'affaires automobile a atteint 44,89 milliards de dollars, légèrement sous les prévisions. De son côté, l'Ebit ajusté s'est élevé à 2,5 milliards de dollars, loin des 2,2 milliards anticipés par le consensus, tiré par des prix nets plus élevés et un mix produit favorable.
Pour l'ensemble de l'année, Ford table désormais sur un Ebit ajusté entre 10 et 11 milliards de dollars, contre de 8,5 à 10,5 milliards de dollars précédemment. De son côté, le free cash-flow ajusté est attendu entre 6 et 7 milliards de dollars, alors qu'auparavant il était prévu de 5 à 6 milliards de dollars.
Bank of America, Piper Sandler et Jefferies donnent leur avis
Bank of America estime que la solidité des prix et du mix de finitions restera un thème central au second semestre, avec la poursuite de la dynamique sur le tout-terrain et une demande refoulée par la série F, dont les stocks représentent actuellement 45 jours d'approvisionnement. Les analystes ont maintenu leur avis à l'achat, avec une cible de 20 dollars. Ils pensent que le groupe évolue dans un environnement réglementaire favorable pour sa plateforme de camionnettes (trucks) à plus forte marge. La reprise continue des volumes sur la série F, la priorité accordée aux finitions à plus forte marge, ainsi que de potentielles annonces clients concernant Ford Energy devraient continuer de soutenir le potentiel de hausse du titre.
Pour Piper Sandler, Ford a de nouveau dépassé les attentes et relevé ses prévisions. L'activité sous-jacente se porte bien selon les analystes, malgré l'inflation des matières premières, les coûts de montée en puissance de l'usine de batterie, le calendrier de redémarrage du fournisseur d'aluminium, les charges liées aux véhicules électriques, le remboursement des droits de douanes... Les estimations des analystes augmentent grâce à une demande soutenue pour les véhicules à forte marge, ainsi qu'à la contribution continue de la baisse des coûts de garantie et de la hausse des revenus tirés des logiciels et services. L'objectif de cours a été légèrement relevé de 16 à 17 dollars, pour une recommandation maintenue à surpondérer.
Enfin, Jefferies a apprécié l'Ebit ajusté de 2,5 milliards de dollars qui a dépassé le consensus de 18% et a rejoint l'estimation de ses analystes. Le deuxième trimestre confirme l'amélioration des tendances et un potentiel de hausse par rapport au consensus actuel sur les résultats et le flux de trésorerie disponible. La banque d'investissement américaine estime que Ford bénéficiera au second semestre de la reprise des volumes sur les séries F-Series/Super Duty à mesure que l'impact de Novelis s'atténuera. En septembre 2025, un site de Novelis, principal fournisseur d'aluminium pour Ford, a été touché par un incendie, provoquant des pénuries de métal. Jefferies reste à l'achat sur l'action Ford et vise une cible de 17,50 dollars.
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