1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

EXCLUSIF-De gros investisseurs demandent un plan d'urgence pour le climat
Reuters26/06/2019 à 10:42

 (Rectifie la date §1)
    par Simon Jessop et Nina Chestney
    LONDRES, 26 juin (Reuters) - Des investisseurs représentant
plus de 34.000 milliards de dollars d'actifs, soit près de la
moitié du capital investi dans le monde, demandent aux
gouvernements des mesures urgentes contre le changement
climatique, en vue de la réunion du G20 des plus grandes
économies mondiales vendredi et samedi au Japon.
    Dans une lettre ouverte aux "gouvernements du monde" dont 
Reuters a pris connaissance, des groupes représentant 477
investisseurs insistent sur "l'urgence d'une action décisive"
contre le changement climatique pour atteindre l'objectif de
l'Accord de Paris.
    "Il y a un écart d'ambition (qui) préoccupe grandement les
investisseurs et doit être résolu de toute urgence",
écrivent-ils dans un communiqué qui accompagne la lettre.
    "Il est essentiel pour nos décisions en matière de
planification à long terme et d'allocation d'actifs que les
gouvernements travaillent en étroite collaboration avec les
investisseurs pour intégrer des scénarios climatiques en
cohérence avec l'accord de Paris dans leurs cadres politiques et
leurs trajectoires de transition énergétique."
    En 2015, les représentants de près de 200 pays réunis à
Paris se sont mis d'accord pour fixer la limite de la hausse de
la température moyenne dans le monde nettement en dessous de 2
degrés Celsius d'ici 2100 par rapport aux niveaux
préindustriels. Ils ont également convenu de poursuivre les
efforts afin de limiter la hausse à 1,5°C, ce qui permettrait de
réduire les risques et les conséquences du changement
climatique.
    Mais les politiques actuelles mettent le monde sur la voie
d'une augmentation d'au moins 3°C d'ici la fin du siècle.
    La France n'acceptera pas un communiqué final du sommet du
G20 qui ne mentionnerait pas l'Accord de Paris sur le climat, a
déclaré mercredi à Tokyo le président Emmanuel Macron.
 
    
    TRAJECTOIRES
    Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres,
exhorte lui aussi les pays du G20 à soutenir des objectifs plus
ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique.
En mai, il a demandé aux pays de mettre fin à l'approbation de
nouvelles centrales au charbon au-delà de 2020 et aussi de
cesser les subventions aux combustibles fossiles. 
    Les gouvernements ont été instamment invités à renforcer les
objectifs de l'Accord de Paris d'ici 2020 ; éliminer
progressivement les subventions au charbon thermique et aux
combustibles fossiles dans les délais prévus ; fixer un prix
mondial du carbone radical d'ici 2020 et améliorer les rapports
financiers dans les domaines liés au changement climatique.
    La lettre ouverte des investisseurs a été signée par les
sept partenaires fondateurs de The Investor Agenda https://theinvestoragenda.org,
 une initiative regroupant plusieurs centaines d'investisseurs
du monde entier pour soutenir les objectifs de l'Accord de
Paris. Elle comprend l'Institutional Investors Group on Climate
Change https://www.iigcc.org et le réseau des Principes pour
l'investissement responsable https://www.unpri.org soutenu par
les Nations unies.
    Parmi les sociétés signataires figurent Legal & General
Investment Management  LGEN.L  et le California Public
Employees' Retirement System (CalPERS), qui gère notamment le
fonds de retraite des agents des services publics californiens. 
    Les deux plus grands gestionnaires d'actifs au monde,
BlackRock  BLK.N  et Vanguard, ne sont pas signataires. 
    Une porte-parole de BlackRock n'a pas souhaité s'exprimer
sur les raisons de la société mais a renvoyé à une déclaration
du rapport annuel selon laquelle elle ne participe généralement
pas à de telles initiatives. Les raisons possibles peuvent
inclure un éventuel chevauchement avec les propres efforts du
groupe ou des points de vue non alignés.
    Une porte-parole de Vanguard n'a pas été en mesure de donner
une raison précise mais a déclaré que la société était
préoccupée par l'impact à long terme du risque climatique et
qu'elle était activement engagée dans un certain nombre
d'initiatives liées au climat.
    Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney avait
marqué les esprits en 2015 en déclarant lors d'un discours que
le changement climatique menaçait la stabilité financière
mondiale.

    LE COÛT DE L'INACTION 
    Selon un panel de scientifiques soutenu par l'Onu, limiter
le réchauffement de la planète à 1,5°C coûterait au moins 830
milliards de dollars par an mais le coût de l'inaction serait
bien plus élevé.
    Une étude du Climate Action Tracker https://climateactiontracker.org,
 un consortium indépendant d'organisations européennes de
recherche, a montré que seuls cinq pays sur un panel de 32 ont
des objectifs conformes à une hausse de température de 2°C fixée
comme limite absolue par l'Accord de Paris.
    Le groupe de réflexion indépendant Overseas Development
Institute https://www.odi.org a déclaré mardi qu'entre 2014 et
2017, les gouvernements du G20 avaient accru les soutiens
accordés aux centrales électriques au charbon, en particulier
dans les pays les plus pauvres, pour les porter de 17 milliards
à 47 milliards de dollars par an.
    Le Japon, hôte du sommet du G20 qui se tiendra à Osaka, a
été critiqué car il a l'intention de continuer à utiliser du
charbon. L'archipel soutient le captage et le stockage du
carbone pour piéger les émissions de gaz à effet de serre mais
la technologie est coûteuse et n'est pas développée au niveau
commercial.
    Le Haut Conseil pour la climat (HCC) a de son côté estimé
mardi que la France n'avait pas rempli ses objectifs de
réduction des émissions de gaz à effet de serre entre 2015 et
2018, ce qui interroge sur sa capacité à respecter ses
engagements dans le cadre de l'Accord de Paris.  

 (Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Benoît
Van Overstraeten)
 

Valeurs associées

LSE +2.47%
NYSE +0.13%

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer