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Entrez dans la salle de trading de la BCE, en charge des achats du "quantitative easing"

Boursorama22/06/2016 à 10:24

Une employée du front office de la BCE, chargée des achats du ''quantitative easing'' via des écrans Bloomberg. Source : BCE.

Depuis plus d’un an, la Banque Centrale Européenne (BCE) rachète quotidiennement des actifs sur les marchés financiers, à hauteur de 60 et désormais 80 milliards d’euros par mois. C’est le « quantitative easing » (QE). Mais comment se déroulent concrètement ces achats ? Explications.

Le 6 juin dernier, la BCE a mis en ligne sur Youtube une vidéo intitulée « Inside the Asset Purchase Programme » (« Dans les coulisses du programme d’achat d’actifs »), tournée dans la salle de trading de la BCE à Francfort. Pour les passionnés des marchés, c’est l’occasion d’en savoir plus sur la façon dont travaillent les courtiers de la BCE, notamment chargés d’acheter quotidiennement des actifs dans le cadre du vaste programme de « quantitative easing » européen.

Quantitative easing : quelques rappels

Pour rappel, le « quantitative easing » de la BCE avait été annoncé en janvier 2015 et démarré en mars 2015. Le but : relancer l’économie européenne en proie à une inflation jugée trop faible.

« Le Conseil des gouverneurs [de la BCE] a décidé de lancer le programme d’achat d’actifs car l’économie [de la zone euro] faisait face à une pression à la baisse sur les prix, au point de menacer l’objectif de stabilité des prix de la BCE. Par ailleurs la marge de manœuvre pour abaisser encore davantage les taux directeurs était très limitée » rappelle Tobias Sebastian Blattner, économiste à la BCE, interviewé dans la vidéo.

C’est donc pour lutter contre le risque déflationniste que la BCE a lancé son vaste plan de relance monétaire, en achetant des titres sur les marchés à hauteur de 60 milliards d’euros par mois, composés à environ 85% d’achats d’obligations souveraines (dettes d’Etats). Avant d’acheter des obligations souveraines en 2015, la BCE avait déjà commencé à acheter des « ABS » (Asset Backed Securities) et des « covered bonds » (obligations sécurisées) à partir de la fin d’année 2014.

En mars 2016, le BCE a annoncé une extension de son programme d’achats d’actifs, passé de 60 à 80 milliards d’euros par mois, en s’ouvrant aux rachats de certaines obligations du secteur privé (dettes d’entreprises). Ces achats d’obligations privées ont débuté le 8 juin 2016.

En réalisant ces opérations, et grâce à des effets indirects, « Nous offrons davantage de capacité de crédit à l’économie », explique Sören Radde, économiste à la BCE. « Cela assouplit par ailleurs les conditions d’emprunt pour les emprunteurs » en provoquant une baisse générale des taux.

Depuis plus d’un an, les effets du « quantitative easing » peinent pourtant toujours à se faire sentir : l’inflation reste nulle en zone euro et la croissance redémarre lentement. Mais la BCE reste optimiste : « Nous nous attendons à ce que le programme d’achat d’actifs, conjugué aux autres mesures d’assouplissement monétaire, provoque une augmentation du PIB d’environ 1,5% sur une période de 3 ans, et une augmentation de l’inflation de 0,5% en 2016 et 2017 » affirme Sören Radde.

Dans la salle de trading de la BCE

Dans la salle de trading de la BCE, chaque journée est occupée à acheter ces titres sur les marchés. « Notre journée commence  par la sélection des obligations que nous allons acheter le jour-même, puis nous communiquons nos décisions aux banques centrales nationales qui opèrent également sur le marché, après quoi nous achetons [nous aussi] certaines obligations tantôt par voie électronique, tantôt par téléphone » explique Julian von Landesberger, expert en gestion de portefeuille à la BCE.

« En fait c’est plutôt simple de passer les ordres, tout est déterminé par des choix en amont » explique une membre du front office de la BCE, chargée de passer les ordres d’achats via des écrans Bloomberg.

Deux employés de la salle de trading de la BCE à Francfort. Source : BCE.

Or, c’est dans les choix en amont que le travail se complique. Les achats d’obligations à hauteur de 80 milliards d’euros par mois doivent respecter des critères très stricts. Ceci est encore plus vrai depuis que la BCE a ouvert son programme de rachat aux obligations du secteur privé. Comment choisir entre l’achat de dettes d’Air Liquide, de Total ou de Sanofi par exemple ?

« Le programme d’achat d’obligations du secteur privé nécessite de travailler sur deux problématiques » explique Conception Alonso, experte en gestion de portefeuille à la BCE. « La première problématique est liée à la définition des paramètres à respecter, par exemple quelles obligations il faut acheter, de quelles entités, avec quelles maturités, pour quelle taille minimale d’émission, et avec quel niveau minimal de qualité d’emprunteur ».

« L’autre problématique est une question d’implémentation : faut-il acheter sur le marché primaire ou secondaire, et selon quelles procédures ? » poursuit-elle. Le marché primaire désigne l’achat de nouveaux titres de dettes au moment de leur émission, tandis que le marché secondaire désigne le rachat d’obligations déjà en circulation sur le marché et détenues par d’autres investisseurs.

La BCE doit aussi s’adapter à l’évolution de l’offre du marché

Les quantités d’achats d’actifs sont telles que la BCE et les banques centrales nationales ne sont pas seules à travailler sur ces transactions quotidiennes. « Nous travaillons depuis le départ avec quatre asset managers externes, et plus récemment avec deux asset managers externes et deux asset managers internes » explique Beatriz Sotomayor Aparicio, experte en gestion de portefeuille à la BCE.

Malgré cette délégation d’une partie du travail à des sociétés de gestion externes, l’experte de la BCE explique que la Banque centrale européenne « a toujours gardé le contrôle total du programme et décide du prix maximal et du volume de chaque achat ».

La BCE et les différentes entités qui s’occupent des achats d’actifs s’adaptent également à l’évolution de l’offre du marché : « Nous avons de la flexibilité entre les programmes [d’achats d’ABS, de covered bonds et d’obligations publiques/privées, ndlr] , donc par exemple s’il y a de fortes émissions de "covered bonds", nous pouvons acheter davantage de "covered bonds" ce mois-là, et moins d’obligations du secteur public en contrepartie, et vice-versa » explique Torsti Silvonen, directeur des opérations sur les marchés obligataires au sein de la BCE.

Les économistes interviewés par la BCE n’évoquent pas le risque de bulle provoqué sur les marchés obligataires par ces achats massifs et réguliers, qui perdureront « jusqu’en mars 2017 ou au-delà », comme l’avait rappelé Mario Draghi, président de la BCE, lors de sa dernière conférence de presse.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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