Aller au contenu principal
Fermer

ENTRETIEN MARCHÉS-Des poches de valeur subsistent dans l'univers du crédit-PIMCO
information fournie par Reuters 25/03/2021 à 12:41

par Patrick Vignal

PARIS, 25 mars (Reuters) - Le rendement se fait rare dans l'univers des obligations d'entreprises mais des opportunités n'en subsistent pas moins dans certains recoins qu'il convient d'explorer avec sélectivité, dit-on chez PIMCO.

Cette classe d'actifs a fortement rebondi depuis la dislocation des marchés il y a un an, les valorisations ont grimpé et les primes de risque mesurées par l'écart de rendement ("spread") avec la dette souveraine ont peu de marge pour se resserrer davantage, dit à Reuters Eve Tournier, responsable de la gestion de portefeuille crédit Europe pour la société.

L'économie est dans une phase de reprise, les banques centrales maintiennent une politique accommodante et les taux sont appelés à demeurer durablement bas, ce qui favorise la recherche de rendement, dit-elle.

Quant à la remontée de l'inflation, dont la crainte se réflète dans la hausse des rendements obligataires, elle devrait affecter principalement l'inflation globale plutôt que l'inflation de base (hors prix de l'énergie et de l'alimentaire) et ne devrait être que transitoire, selon elle.

"Le seul problème, c'est que les valorisations sont revenues à leurs niveaux pré-COVID, voire les ont dépassées, le rebond cyclique étant déjà intégré dans les cours", ajoute-t-elle.

Dans ce contexte, une sélection rigoureuse des titres par le biais d'une gestion active s'impose afin d'identifier les entreprises suffisamment solides pour survivre tout en offrant encore un potentiel de rendement, dit-elle.

De telles opportunités se rencontrent notamment dans les secteurs les plus touchés par la crise comme l'aérien et les loisirs, souligne-t-elle avant de distinguer les entreprises de leasing d'avions, qui possèdent l'avantage de pouvoir présenter les appareils en collatéral.

LES "ANGES DÉCHUS" À CONSIDÉRER

PIMCO, société spécialisée dans la gestion active dans le domaine du crédit, adopte une approche prudente vis-à-vis des régions les plus risquées de l'univers obligataire mais ne délaisse pas pour autant la dette classée en catégorie spéculative par les agences de notation ("high yield").

Les taux de défaut, critère à retenir en priorité pour s'aventurer dans cette partie de la classe d'actifs, sont plus bas que ne l'avaient redouté les opérateurs de marché, notamment parce que la crise a été provoquée par un facteur exogène et non par des déséquilibres internes mais aussi en raison des mesures de soutien massives mises en place par les gouvernements, souligne Eve Tournier.

Une attention particulière doit être portés aux "anges déchus" (fallen angels), autrement dit les entreprises ayant quitté le paysage de la dette classée en catégorie investissement ("investment grade") pour atterrir dans la portion à haut rendement après une dégradation de leur note de crédit, ajoute-t-elle.

"Les 'fallen angels' offrent des opportunités", dit-elle. "Il surperforment historiquement l'univers du 'high yield' parce que ce sont de relativement grosses entreprises qui mettent en place des programmes de réduction des coûts et d'allègement de leur dette afin de renouer avec la profitabilité pour remonter dans la catégorie investissement, un processus qui prend environ trois ans en moyenne", explique-t-elle.

Dans ce compartiment, PIMCO privilégie les secteurs de l'automobile, de l'aéronautique et des infrastructures, confie Eve Tournier.

Autre segment à explorer, selon elle, celui de la dette émergente, notamment dans les pays dont l'économie dépend fortement de l'exportation de matières premières et appelés à bénéficier d'une reprise de la demande.

"Mais, là encore, il convient d'être sélectif", dit-elle avant de souligner les incertitudes quant à l'impact réel de la pandémie de coronavirus sur l'économie.

(édité par Blandine Hénault)

Cette analyse a été élaborée par Reuters et diffusée par BOURSORAMA le 25/03/2021 à 12:41:29.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

BOURSORAMA est un établissement de crédit de droit français agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») et par l'Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») en qualité de Prestataire de services d'investissement et sous la surveillance prudentielle de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).

Conformément à la réglementation en vigueur, BOURSORAMA établit et maintient opérationnelle une politique de gestion des conflits d'intérêts et met en place des mesures administratives et organisationnelles afin de prévenir, identifier et gérer les situations de conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement diffusées. Ces règles contiennent notamment des dispositions relatives aux opérations financières personnelles afin de s'assurer que les collaborateurs de BOURSORAMA ne sont pas dans une situation de conflits d'intérêts lorsque Boursorama diffuse des recommandations d'investissement.

Le lecteur est informé que BOURSORAMA n'a aucun conflit d'intérêt pouvant affecter l'objectivité des analyses diffusées. A ce titre, le lecteur est informé qu'il n'existe pas de lien direct entre les analyses diffusées et les rémunérations variables des collaborateurs de BOURSORAMA. De même, il n'existe pas de liens financiers ou capitalistiques entre BOURSORAMA et les émetteurs concernés, en dehors des engagements contractuels pouvant régir la fourniture du service de diffusion.

Il est rappelé que les entités du groupe Société Générale, auquel appartient BOURSORAMA, peuvent procéder à des transactions sur les instruments financiers mentionnés dans cette analyse, détenir des participations dans les sociétés émettrices de ces instruments financiers, agir en tant que teneur de marché, conseiller, courtier, ou banquier de ces instruments, ou être représentées au conseil d'administration de ces sociétés. Ces circonstances ne peuvent en aucune manière affecter l'objectivité des analyses diffusées par BOURSORAMA.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...